La saison des sucres devrait commencer bientôt au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Le temps des sucres s’amène

Alors que la saison des sucres se termine dans la plupart des régions du Québec, celle du Saguenay-Lac-Saint-Jean s’apprête à démarrer. L’équipe de l’Érablière au Sucre d’or a entaillé près de 600 arbres pour la saison 2018.

« On attend le début d’une journée à l’autre. On est prêts. Il nous reste juste à peser sur le bouton », image Sylvain Néron, copropriétaire de l’érablière située à Laterrière, qui attend le moment idéal pour lancer la production.

« On est toujours la dernière région en production au Québec et on le restera toujours. Mais on n’est pas en reste. Les conditions nordiques sont favorables au sirop d’érable. On a d’ailleurs battu la moyenne provinciale l’an dernier », rappelle-t-il.

L’an dernier, la saison a débuté le 1er avril pour se terminer près de cinq semaines plus tard. C’était en effet une des années records à l’érablière de Laterrière avec une production de 2000 gallons.

Le copropriétaire s’attend à une bonne saison 2018, mais les conditions sont légèrement moins favorables que l’an dernier.

« Les gens ont l’impression qu’il y a eu beaucoup de neige cette année. Et bien on en a eu moins ici. Peut-être 100 centimètres de moins. Plus il y a d’eau au sol, plus les érables se gorgent d’eau », détaille M. Néron.

Les nuits froides et les jours ensoleillés sont aussi des facteurs déterminants pour la production acéricole.

M. Néron a bien hâte de lancer la saison officiellement. L’érablière, ouverte au public depuis déjà quelques semaines, a presque liquidé tout son inventaire de 2017.

« On n’a presque plus rien », lance le producteur qui vend ses produits à son érablière et à divers restaurateurs et petits commerces.

L’érablière au Sucre d’or de Laterrière est déjà ouverte au public.

Projet d’hébergement

L’entreprise mijote des projets d’expansion depuis déjà quelques années. L’érablière, qui accueille des touristes européens, étudie un projet d’hébergement. 

« Est-ce que ça sera une auberge, des chalets, un gîte ? On prend le temps d’analyser le tout, de sonder les touristes aussi pour voir leurs besoins. On ne veut pas investir massivement sans avoir pris le temps d’analyser toutes les options », précise Sylvain Néron, lorsque questionné sur ses différents projets d’expansion.