La Fromagerie Boivin a mis en place une opération de transport des eaux industrielles vers l’usine de traitement du rang Saint-Joseph, dans l’arrondissement Chicoutimi. Elle reprendra au cours des prochains jours ses rejets vers l’usine de traitement de La Baie.

Le retour à la normale est pour bientôt à la Fromagerie Boivin

La Fromagerie Boivin reprend lentement ses rejets industriels vers l’usine de traitement des eaux de La Baie après une interruption causée par une série de problèmes techniques conjugués à l’augmentation des débits des égouts provoqués par la fonte des neiges.

Le directeur général de l’entreprise, Luc Boivin, a confirmé hier au Quotidien que les opérations normales reprennent. Il ne devrait donc plus y avoir d’odeur désagréable dans le secteur de l’usine de traitement des eaux. La circulation lourde va également diminuer dans le rang Saint-Joseph.

« Nous avons fait un investissement de l’ordre de 750 000 $ au mois de novembre pour l’installation d’un système de traitement primaire des eaux usées. Nous ajoutons un produit dans l’eau qui permet d’éliminer les odeurs et le système a bien fonctionné », a expliqué Luc Boivin.

L’entreprise a cessé ses rejets vers l’usine de traitement de La Baie en raison des odeurs. Un système de transport permettait de récupérer les eaux industrielles (petit lait) pour les transporter vers l’usine de traitement de Chicoutimi qui est dotée d’une très grande capacité.

« Nous avons transporté 500 000 litres d’eau de procédé par jour. Nous aurions été en mesure de reprendre nos opérations la semaine dernière, mais il y avait un problème à l’usine de La Baie et nous avons dû retarder la reprise des rejets industriels », a poursuivi Luc Boivin.

Des informations ont circulé à l’effet que l’entreprise a évalué la possibilité de transférer ses opérations à son usine de Drummondville si la situation devait s’éterniser. Une valve a été installée à la sortie de la condutite de rejet des eaux usées de la Fromagerie Boivin pour contrôler les déversements.

« Il est impossible de fonctionner à long terme avec une facture de transport d’eaux de procédé de 150 000 $ par mois. On le fait pour une courte période en tant qu’entreprise responsable », a ajouté Luc Boivin. 

La Fromagerie Boivin a déjà un plan de contingence pour le rejet de ses eaux industrielles. Elle prévoit dans ses budgets le financement du transport des eaux de procédé lorsque la ville doit diriger directement vers le Saguenay le surplus d’eau en période printanière dans son usine de traitement de La Baie. Le conseiller municipal Michel Potvin et son collègue Raynald Simard ont mis l’épaule à la roue aider l’entreprise de même que la mairesse Josée Néron.

Michel Potvin a de son côté constaté que les choses rentraient dans l’ordre et que l’important est de protéger les emplois dans cette entreprise. Les problèmes ne sont pas insurmontables selon le conseiller et l’entreprise a réalisé des investissements majeurs pour améliorer ses installations.

L’usine de La Baie a été construite avec une capacité de l’ordre de 1300 DBO (demande biologique en oxygène). Les rejets industriels de la Fromagerie Boivin sont de 600 DBO. L’usine située dans le secteur du rang Saint-Joseph dans l’arrondissement de Chicoutimi est d’un peu plus de 3000 DBO et peut traiter sans problème les rejets de la Fromagerie Boivin.