Du spa, on a une belle vue sur le fleuve.

Le Petit manoir attend les motoneigistes à Charlevoix

La famille Beaubien, propriétaire de l’Hôtel du Jardin de Saint-Félicien ainsi que du Manoir et du Château Roberval, s’est relevée de belle façon de l’incendie qui a détruit le Manoir Petit Casino de Pointe au Pic, survenu en avril 2014.

Grâce à un investissement de 14 M $, elle a inauguré, trois ans plus tard, la deuxième phase de son complexe hôtelier à un jet de pierre du Manoir Richelieu par l’ajout de 46 chambres, dont trois suites, aux 67 reconstruites en 2015 après l’incendie.

Denis Beaubien, un entrepreneur en construction aujourd’hui décédé, avait érigé le Petit Manoir en 1995. À l’époque, ses 76 chambres n’étaient pas munies d’un ascenseur comme aujourd’hui et son restaurant, avec une vue panoramique sur le fleuve, était abrité dans une verrière beaucoup moins vaste que celui qui accueille les visiteurs aujourd’hui.

En plus de cette aire de restauration, une grande salle de réception bordée d’une galerie avec vue sur le fleuve, occupe la nouvelle aile inaugurée en juin.

Mais c’est son SPA O’Quartz qui fait la fierté du groupe Beaubien. Alimenté par de l’eau provenant de la nappe phréatique située à 400 pieds dans le sol filtrée par de la roche de quartz à laquelle on prête des propriétés énergisantes, le spa occupe deux étages au bout de l’aile ouest du complexe, du côté du Manoir Richelieu. Aménagé à même la veine de quartz sur laquelle le complexe hôtelier a été construit, il englobe un bloc de ce minerai de 22 pieds de hauteur d’où coule une chute.

En sortant de l’un des deux saunas, un sec et un humide, on peut donc se détendre dans l’un des cinq bassins allant du plus chaud au plus froid en écoutant le bruit de la chute tout en admirant la beauté du fleuve par le mur en verre ouvert sur le sud.

À lui seul, il a nécessité des investissements de 2 M $ et sa surface de 8100 pieds carrés peut accueillir de 80 à 100 personnes.

Forfaits motoneige

Lors de notre passage à la fin du mois d’octobre, le directeur des ventes et marketing du Petit manoir, Sébastien Brisson, s’apprêtait à profiter de la pause de novembre pour préparer la grosse saison d’hiver.

« Chez nous, les deux mois tranquilles sont avril et novembre. Dès le début décembre, on prépare la saison de ski, de randonnée pédestre et de motoneige », dit-il.

Le sentier des planètes, qui longe le fleuve à partir du Manoir Richelieu, et celui des Sources joyeuses, près de l’aéroport de Charlevoix, sont très populaires auprès de la clientèle américaine. Le ski alpin, avec le Massif de la Petite Rivière Saint-François et le mont Grand Fond, apporte aussi son lot de touristes, attirés aussi par les sentiers de motoneige qui relient Charlevoix au reste du Québec, dont le Saguenay.

« Nous avons un forfait motoneige très agressif, dit Sébastien Brisson. Pour 64,99 $ par personne, nous offrons la chambre et le petit déjeuner. Le repas du soir est à 19,95 $ pour un quatre services. Nos installations sont très conviviales et le menu varié de notre restaurant convient très bien à ce type de clientèle qui cherche un endroit pour relaxer. » Quant aux motoneiges, elles reposent en sécurité dans un enclos fermé.

À cela s’ajoutent des forfaits sur mesure pour des groupes.

G7

Au début du mois de juin, le Petit Manoir sera au centre du monde avec la tenue du G7. Il fera partie de la zone la plus sécurisée et toutes ses chambres sont réquisitionnées à partir du 27 mai.

« Pour nous, ce sera une belle occasion de briller, car ça va faire découvrir Charlevoix à travers le monde », conclut Sébastien Brisson.


Dès le début décembre, on prépare la saison de ski, de randonnée pédestre et de motoneige.
Sébastien Brisson

Les Beaubien implantés dans la région

Depuis une quinzaine d’années, le Groupe Beaubien brasse des affaires au Lac-Saint-Jean. L’un des partenaires, Mario, frère de Denis, s’est même établi avec sa famille à Saint-Félicien.

Il y a aménagé ses pénates lorsque les deux frères se sont portés acquéreurs de l’Hôtel du Jardin à Saint-Félicien en 2003, un établissement quatre étoiles.

« Depuis que nous avons commencé dans l’hôtellerie, nous sommes toujours à l’affût de bonnes occasions et l’Hôtel du Jardin s’est présenté », explique Sylvie qui, avec ses quatre frères et sœurs et leur défunt père Denis, formait le Groupe Beaubien. Mario ne fait pas partie du groupe, mais partage, avec lui, la moitié des investissements.

Ainsi, après Saint-Félicien, Denis et Mario Beaubien avaient mis la main en janvier 2005 sur l’hôtel Panasso qu’ils ont rebaptisé le Manoir de Roberval, mais comble de malchance, celui-ci avait été lourdement endommagé par un incendie au moment des travaux de rénovation en juin de la même année. Un événement qui, en fin de compte, a permis de rénover l’établissement au complet.

Les Beaubien ont complété leur tour du chapeau en 2013 en faisant l’acquisition du Château Roberval.

Mario Beaubien, sa conjointe Josée et leur fils Maxime se partagent la gestion des trois établissements.

En outre, le Groupe Beaubien possède aussi l’hôtel Montfort à Nicolet, un ancien monastère rénové et converti en établissement hôtelier réputé pour ses mariages, et vient de se porter acquéreur d’un petit établissement de 33 chambres dans le Vieux Québec à un jet de pierre du Château Frontenac, le Manoir de la Terrasse.

Au Lac-Saint-Jean, l’achalandage estival représente la plus grosse saison touristique, mais Sylvie Beaubien indique que les forfaits motoneige permettent de maintenir une activité touristique intéressante pendant la saison hivernale.