Les ventes ont connu une baisse d’environ 10%, sur le marché immobilier résidentiel du Saguenay–Lac-Saint-Jean en mai, par rapport à la même période, l’an dernier.
Les ventes ont connu une baisse d’environ 10%, sur le marché immobilier résidentiel du Saguenay–Lac-Saint-Jean en mai, par rapport à la même période, l’an dernier.

Le marché immobilier résidentiel au Saguenay–Lac-Saint-Jean baisse de 10% en mai

Le marché immobilier résidentiel a connu une baisse d’environ 10 % en mai au Saguenay–Lac-Saint-Jean, une performance jugée excellente dans les circonstances de la crise sanitaire. Les courtiers immobiliers rattrapent le temps perdu, alors que le mois de juin s’annonce aussi occupé que l’est habituellement le mois d’avril.

Le marché a repris de sa vigueur après la période de confinement, lorsqu’à partir du 11 mai, les visites sans restrictions dans les propriétés à vendre ont été autorisées par Québec. Le secteur, comme bien d’autres, a tourné au ralenti de la mi-mars au 20 avril, moment à partir duquel les visites prioritaires ont été autorisées.

Il a toutefois fallu attendre un peu plus tard en mai, après la levée des mesures, avant que les acheteurs ne se manifestent davantage, en raison des appréhensions suscitées par le début du déconfinement. Dans ce contexte, la baisse des ventes estimée à 10 % en mai dans la région par rapport à la même période l’an dernier, est une bonne nouvelle, analyse la courtière immobilière Hélène Lavoie.

« C’est excellent. Ça bouge énormément et on a l’impression d’avoir un manque d’inventaire. C’est vraiment très actif », souligne la courtière dirigeante d’agence à Via Capitale Saguenay–Lac-Saint-Jean, qui a examiné avec soin les dernières données du marché immobilier résidentiel de la région.

Ces données excluent toutefois les ventes effectuées directement par les propriétaires.

Les impacts de la crise sanitaire ont cependant causé une baisse de 17 % du nombre de ventes, de janvier à mai 2020, à Saguenay. Le début de l’année 2020 « très actif » du marché immobilier régional permet cependant d’amoindrir les impacts de mars et avril, précise Mme Lavoie. Au Saguenay, les ventes avaient augmenté de 7 % avant la crise, par rapport au premier trimestre de 2019.

Juin s’annonce « intense »

À un peu plus de trois semaines du 1er juillet, Hélène Lavoie s’attend à un mois de juin particulièrement occupé. Déjà, plusieurs promesses d’achat ont été signées en prévision du 1er juillet. « Juin, on le sent que c’est plus intense que l’an passé, constate celle qui a déjà été présidente de la Chambre immobilière du Saguenay–Lac-Saint-Jean. D’habitude, en juin, on commence à ralentir un peu, parce que ceux qu’on devait caser pour le 1er juillet sont casés, alors que là, pas du tout. C’est très, très intense. On se croirait au mois d’avril ! »

Depuis 2013, le marché régional favorisait généralement les acheteurs, mais un équilibre est en voie de se rétablir pour les maisons d’environ 200 000 $, à Chicoutimi, constate Mme Lavoie. Le marché des maisons plus coûteuses, de 250 000 à 300 000 $, favorise cependant encore les acheteurs.

Pour les maisons unifamiliales, en mai, un léger recul des prix de 4 % a été observé au cumulatif, à Chicoutimi. Il demeure toutefois difficile de dégager une tendance en raison de l’incertitude causée par la crise sanitaire.

impact difficile à mesurer pour les Chalets

Il est encore trop tôt pour estimer les impacts de la crise sur la vente de chalets, estime Hélène Lavoie, courtière immobilière pour Via Capitale Saguenay–Lac-Saint-Jean.

Depuis la mi-mars, 25 résidences situées au bord de l’eau ont été vendues, avec un délai moyen de vente de 310 jours. « C’est quand même bon, mais c’est toujours la période intense du printemps qui est là », indique-t-elle. L’impact réel ne pourra être connu que dans quelques mois, à l’automne.

Si les ventes de chalets demeurent toujours plus élevées au printemps qu’à l’automne, la courtière sent toutefois un certain mouvement cette année.

« Ça bouge bien du côté des chalets. Il y a des chalets qui se vendent et qui étaient en vente depuis quatre ans », souligne celle qui croit que certains pourraient vouloir se tourner vers l’achat d’un chalet pour l’été, sachant qu’ils ne pourront voyager à l’étranger.

Les ventes ont connu une baisse d’environ 10%, sur le marché immobilier résidentiel du Saguenay–Lac-Saint-Jean en mai, par rapport à la même période, l’an dernier.

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DES EFFETS DIFFICILES À MESURER POUR LES CHALETS

Il est encore trop tôt pour estimer les impacts de la crise sur la vente de chalets, estime Hélène Lavoie, courtière immobilière pour Via Capitale Saguenay–Lac-Saint-Jean.

Depuis la mi-mars, 25 résidences situées au bord de l’eau ont été vendues, avec un délai moyen de vente de 310 jours. « C’est quand même bon, mais c’est toujours la période intense du printemps qui est là », indique-t-elle. L’impact réel ne pourra être connu que dans quelques mois, à l’automne.

Si les ventes de chalets demeurent toujours plus élevées au printemps qu’à l’automne, la courtière sent toutefois un certain mouvement cette année.

« Ça bouge bien du côté des chalets. Il y a des chalets qui se vendent et qui étaient en vente depuis quatre ans », souligne celle qui croit que certains pourraient vouloir se tourner vers l’achat d’un chalet pour l’été, sachant qu’ils ne pourront voyager à l’étranger.