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Le BAPE sur GNL Québec reprend... en virtuel
Le BAPE sur GNL Québec reprend... en virtuel
Le conseiller municipal de Saguenay, Michel Potvin, entend déposer un mémoire lors des audiences du BAPE, mercredi.
Le conseiller municipal de Saguenay, Michel Potvin, entend déposer un mémoire lors des audiences du BAPE, mercredi.

Michel Potvin propose de taxer davantage GNL Québec

Guillaume Roy
Guillaume Roy
Initiative de journalisme local - Le Quotidien
Michel Potvin, conseiller municipal et responsable des finances de Saguenay, propose de taxer GNL Québec sur le volume de vente de l’entreprise, car le modèle de taxation actuel permet seulement de taxer sur la superficie du terrain. Ainsi, la ville pourrait aller chercher près de 11 millions de dollars par an, au lieu de se contenter de trois à cinq millions par an.

« Les retombées directes de GNL Québec ne sont pas très grosses quand on les compare aux investissements requis de 13 milliards de dollars », lance d’emblée Michel Potvin.

« C’est pourquoi je veux proposer un autre modèle de taxation sur le nombre de tonnes vendues », ajoute le conseiller municipal qui compte déposer un mémoire au Bureau d’audience publique sur l’environnement le 28 octobre.

Avec un volume estimé à 11 millions de tonnes, une taxe d’un dollar par tonne permettrait d’aller chercher 11 millions de dollars par année. « Ce n’est pas grand-chose pour une entreprise qui fera des milliards », dit-il, en ajoutant que le conseil de ville n’est pas au courant de la proposition.

Avec le système de taxation actuel, qui est basé sur la valeur des bâtiments et la superficie du terrain, GNL Québec paierait un montant de taxe annuel de trois à cinq millions de dollars, un montant insuffisant selon le responsable des finances.

« Un montant de 11 millions de dollars permet d’emprunter 140 millions de dollars, ce qui nous permettrait d’investir dans un centre de transfert énergétique », soutient Michel Potvin. Selon ce dernier, le projet se fera ailleurs dans le monde s’il ne se fait pas au Saguenay. La région devrait donc en profiter pour récolter un maximum de revenus afin de financer la transition énergétique.

« Je ne suis pas un spécialiste et je ne sais pas quelles sont les solutions, mais ce que je sais, c’est que pour trouver des solutions, ça prend de l’argent », dit-il.