Les récoltes ont été catastrophiques dans certains secteurs cet été.

La région attend sa part du gâteau

Des producteurs agricoles du Saguenay-Lac-Saint-Jean dont les terres ont été éprouvées durement par les sécheresses de cet été attendent impatiemment une deuxième avance provenant de la Financière agricole du Québec. Un montant évalué à 19 M$ devrait être distribué au courant des prochaines semaines à des agriculteurs dont les coupes ont été catastrophiques dans trois régions de la province.

Des producteurs de foin du Saguenay-Lac-Saint-Jean ont déjà reçu une première avance de 6,3 millions de dollars alors que 27 millions de dollars ont été versés à l’ensemble de la province en août.

La répartition de la somme attendue entre les agriculteurs assurés du Saguenay-Lac-Saint-Jean, de l’Abitibi et du Bas-Saint-Laurent n’est toujours pas connue. Contacté à ce sujet, le président de la Fédération régionale de l’Union des producteurs agricoles (UPA), Mario Théberge n’a pas voulu dévoiler sa prédiction.

« Les producteurs attendent impatiemment cette deuxième avance, encore plus avec la nouvelle de la semaine dernière. Le moral est bas, cela leur donnera un peu d’air », a confié M. Théberge.

Calcul différent

Le calcul des premières avances offertes diffère entre le Saguenay et le Lac-Saint-Jean.

Cela s’explique par les données recueillies par les stations météo. Celles-ci tiennent compte du gel du sol, de la pluie et des journées d’ensoleillement.

Ainsi, selon Mario Théberge, les agriculteurs du haut du Lac se sont retrouvés avec des indemnisations plus complètes puisque leurs terres ont absorbé les conséquences des trois facteurs météorologiques. Il cite en exemple les forts vents qui ont balayé la neige l’hiver dernier, le printemps froid et la sécheresse estivale.

Les producteurs réclament une révision de la méthode d’évaluation des compensations. Ceux-ci souhaiteraient notamment que les dernières journées des périodes de calcul ne soient pas comptabilisées puisqu’ils ne changent en rien les résultats des coupes.

M. Théberge compare l’actuel calcul au principe d’arroser, après des mois de sécheresse, une plante séchée.

« Celle-ci serait faite de façon équitable quant aux pertes des producteurs. On le sait puisque nous avons fait des simulations », fait-il valoir.

Le changement passe, en premier lieu, par une volonté politique. « On se retrouve dans un vide. Les élections nous amènent dans une période ou personne ne chauffe. Nous n’avons plus de ministre. Nous sommes en attente du gouvernement », déplore le président de la Fédération régionale de l’Union des producteurs agricoles.