Une quarantaine de membres de la Chambre de commerce et d’industrie Lac-Saint-Jean-Est ont participé à un dîner-conférence dédié à la révision de la Loi sur les normes du travail.

La réforme de la Loi sur les normes du travail expliquée aux gens d’affaires

Les questionnements de la communauté d’affaires d’Alma et des environs relatifs à l’importante révision de la Loi sur les normes du travail ont amené la Chambre de commerce et d’industrie Lac-Saint-Jean-Est à offrir à ses membres les informations relatives à ces changements. Les membres ont souhaité, lors du dîner-conférence, être davantage informés quant aux nouveaux éléments concernant le harcèlement psychologique et sexuel ainsi que les congés payés.

Une quarantaine de membres de la Chambre de commerce et d’industrie Lac-Saint-Jean-Est ont participé à l’événement organisé, jeudi, par le regroupement d’affaires jeannois.

La présentation de l’analyste de processus à la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST), Sonia Fleury, a entre autres permis de préciser les modifications relatives à l’étalement des heures de travail, des congés payés ainsi qu’aux absences pour raisons familiales ou parentales.

Selon Mme Fleury, les modifications concernant le droit au refus de travailler sont celles qui ont suscité le plus de questionnements. Autrefois, l’employé pouvait exercer son droit de refus pour une prolongation des heures habituelles quotidiennes de travail de quatre heures alors que la révision abaisse cette durée à deux heures. La révision prévoit également un nouveau motif de refus, soit que « le salarié n’a pas été informé au moins cinq jours à l’avance qu’il serait requis de travailler, sauf pour le travailleur agricole et le salarié dont les services sont requis lorsque la nature de ses fonctions exige qu’il demeure en disponibilité, et [dans le respect des] limites fixées quant au nombre d’heures au-delà duquel un salarié peut refuser de travailler ».

L’importante révision de la Loi sur les normes du travail, qui est en vigueur depuis quelques mois, oblige également les employeurs à prendre les moyens nécessaires pour éviter et faire cesser le harcèlement psychologique et sexuel. Ceux-ci doivent maintenant se doter d’une politique de prévention et de traitement des plaintes.

Cette révision a eu lieu après une période sans changement de près de 15 ans. Les prochains mois permettront l’adoption d’un règlement qui encadrera les agences de placement de personnel et les agences de recrutement de travailleurs étrangers temporaires.

Le site Internet de la CNESST présente l’ensemble des nouvelles mesures législatives, en plus de fournir différents modèles de politiques, d’ententes et de formulaires.