La grève générale illimitée avait été déclenchée le 5 mars.

La grève dans les CPE est terminée

La grève dans les centres de la petite enfance (CPE) du Saguenay-Lac-Saint-Jean est terminée et le retour au travail se fera aussi tôt que mercredi matin.

C’est ce qui a été annoncé dans un communiqué conjoint, des parties patronale et syndicale, envoyé peu après 22 h mardi soir.

« Les directions des CPE de la région et le Syndicat des travailleuses des CPE et BC du Saguenay–Lac-Saint-Jean FSSS-CSN se sont entendues sur les deux dernières dispositions du protocole régional qui posaient problème. Cette entente permet de mettre fin à la grève générale illimitée déclenchée le 5 mars 2018. Le retour au travail est prévu pour le 14 mars 2018 », est-il succinctement écrit dans le document envoyé aux médias.

Les éducatrices ont également été contactées tard en soirée pour se faire dire d’entrer au travail mercredi matin. 

Une assemblée s’était tenue mardi matin au cours de laquelle un vote avait été pris sur l’entente de principe. Ce fut toutefois le silence imposé complet sur le résultat, jusqu’à la publication du communiqué.

Le Quotidien a tenté en vain d’entrer en contact avec les représentantes des deux parties en soirée pour obtenir plus de commentaires.

La nouvelle sera sûrement très bien accueillie par les parents des enfants occupant les quelque 1900 places en garderie qui étaient touchées. Plusieurs avaient dû faire preuve d’imagination pour pallier l’absence du service de garde.

Deux points

Les deux points en litige étaient tout d’abord la possibilité pour les éducatrices permanentes de fragmenter une deuxième semaine de vacances, puis le fait d’accorder aux employés sur appel la possibilité d’accumuler du temps supplémentaire pour le reprendre en congé.

Une centaine de parents avaient tenu une manifestation d’appui aux éducatrices dimanche à Alma. Les négociations avaient d’ailleurs repris le jour même, à la veille du retour de la semaine de relâche.

La grève avait forcé la fermeture de 24 CPE. Quatre autres CPE avaient réglé auparavant et n’avaient pas fait partie du mouvement.