La Distillerie Beemer de Roberval a reçu l’aval de Santé Canada pour commercialiser son désinfectant pour les mains.
La Distillerie Beemer de Roberval a reçu l’aval de Santé Canada pour commercialiser son désinfectant pour les mains.

La distillerie Beemer, du comédien Jeff Boudreault, se lance dans le désinfectant pour les mains

Anne-Marie Gravel
Anne-Marie Gravel
Le Quotidien
Le désinfectant pour les mains Pur Boréal fabriqué par la Distillerie Beemer de Roberval sera en vente dès la semaine prochaine. L’entreprise a reçu l’aval de Santé Canada afin de commercialiser son produit.

Au cours des dernières semaines, la Distillerie Beemer de Roberval a changé ses plans. L’équipe qui travaillait au développement d’une vodka a mis le projet de côté pour se concentrer sur la fabrication d’un désinfectant pour les mains.

« On travaillait pour sortir une vodka. Les choses allaient bon train. On espérait la sortir d’ici trois ou quatre mois, mais il a fallu s’ajuster avec l’arrivée de la pandémie », raconte Jeff Boudreault, partenaire de la Distillerie et de la Microbrasserie Beemer.

Rapidement, l’entreprise a voulu faire sa part pour combattre le coronavirus. Elle s’est associée avec un chimiste afin de créer le produit.

L'acteur Jeff Boudreault est partenaire de la Distillerie et de la Microbrasserie Beemer.

« Nous, on a la possibilité de fabriquer de l’alcool. Ça aurait été égoïste de notre part de continuer à développer une vodka en temps de crise. On a mis ça sur la glace et on s’est mis à la fabrication de désinfectant à mains. »

La distillerie promet un produit de qualité.

« Les désinfectants à mains contiennent entre 60 et 80 % d’alcool. Le nôtre en aura 80 % et contiendra des effluves de sapin baumier », décrit le comédien.

Jeff Boudreault estime qu’un tel changement de plan allait de soi. « C’est notre devoir de citoyen. La majorité des distilleries font de même. Les distilleries ont toujours été impliquées en temps de crise. Ç’a été la même chose durant la Première et la Deuxième Guerre mondiale où elles fabriquaient de l’acétone, qui servait dans la fabrication des munitions. »

Le partenaire d’affaires de la distillerie affirme que l’entreprise est en mesure de fabriquer une quantité importante de désinfectant.

« On est équipé. On peut produire énormément. On a trois alambics, dont un gros qu’on s’est procuré en Allemagne. On a une grande capacité de production. On ne pensait pas aller là un jour, mais on se remettra à la vodka après. »