Lyne Beaulieu, présidente régionale du Syndicat des travailleuses des centres d’hébergement privés, Dany Lacasse, v.-p. du secteur privé (FSSS- CSN), Gaston Langevin, v.- p. régional (FSSS- CSN), et Engelbert Cottenoir, président du Conseil central régional (CSN), ont dévoilé les objectifs de la prochaine négociation dans cinq établissements privés.

La CSN cible 14,50$ pour 2021

À la veille de l’ouverture des négociations coordonnées avec cinq centres d’hébergement privés de la région, la CSN se donne comme objectif d’atteindre un taux horaire de 14,50 $ d’ici 2021 pour les 120 travailleurs qu’elle représente.

Mardi, Dany Lacasse, vice-président du secteur privé de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), Gaston Langevin, vice-président régional (FSSS-CSN), Lyne Beaulieu, présidente du Syndicat régional des centres d’hébergement privés, et Engelbert Cottenoir, président du Conseil central régional (CSN), ont annoncé que les 2000 travailleurs d’une quarantaine d’accréditations à travers le Québec tenteront de se donner un meilleur rapport de force afin d’améliorer leurs conditions de travail.

Dans la région, les 120 employés des résidences Carré Nérée, Villa Saint-Alexis, Villa Alma, L’Émeraude et des Augustines devront renouveler leur convention collective de travail. Selon M. Lacasse, les conditions qui règnent dans ces résidences pour prendre soin des aînés sont souvent déplorables, au point où les travailleurs ont peine à joindre les deux bouts, même en travaillant à temps plein.

La moyenne salariale se situe au taux horaire de 12,75 $. L’objectif est d’obtenir 75 cents de hausse le 1er mai, soit la même hausse que le salaire minimum, et 50 cents pour chacune de deux prochaines années.

Dans un témoignage, Mme Beaulieu a mentionné que les travailleurs en résidence privée occupent des emplois aux tâches multiples qui exigent, par exemple, de faire une tournée des résidents le matin pour les soins de base, d’aider à la prise de médicaments, d’effectuer des tâches ménagères, de servir des repas.

Outre les tâches quotidiennes, Mme Beaulieu ajoute que les employés développent très souvent une relation de confiance particulière avec les résidents, des personnes autonomes ou semi-autonomes qui aiment la stabilité dans le personnel. « Ça va assez loin que lorsqu’un employé quitte son quart de travail sans dire aux résidents ‘‘à demain’’, certains s’inquiètent parce qu’ils craignent que ce soit un employé nouveau qui se présente le lendemain pour s’occuper d’eux », témoigne Mme Beaulieu.

Les représentants syndicaux ont mentionné qu’en raison des faibles conditions de travail, les taux de roulement du personnel dans ces établissements atteignent souvent 100 %, en raison des meilleures conditions dans les CHSLD et dans le secteur public, qui connaît lui-même une pénurie de main-d’oeuvre.

« Au public, les taux horaires sont 8 $ plus élevés pour ces mêmes types d’emplois », a indiqué M. Lacasse.

M. Cottenoir a conclu qu’il est également de l’intérêt de l’employeur que leurs employés aient de bonnes conditions de travail afin d’assurer la qualité des soins prodigués.