La région devrait connaître une baisse de 4 % dans l’industrie de la construction résidentielle, selon les prévisions de la CCQ.

La construction en baisse de 4% en 2018

En panne de grands projets ou de développements résidentiels d’importance, le Saguenay-Lac-Saint-Jean devrait connaître une baisse de 4 % des activités de l’industrie de la construction en 2018 après avoir traversé une année 2017 dans la stabilité.

La direction de la recherche de la Commission de la construction du Québec (CCQ) a dévoilé le bilan 2017 et les perspectives 2018 de l’industrie qui, dans l’ensemble de la province, ont connu une hausse de 1 % de l’activité pour atteindre 146,5 millions d’heures travaillées. La relative stabilité se prolongera l’an prochain avec un recul de 2 % des heures travaillées à 144 millions d’heures travaillées. Il s’agit d’un niveau d’activité toujours substantiel et comparable à ce qui a été enregistré en 2016, note la CCQ.

Au total, 153 000 travailleurs ont été actifs sur les chantiers en 2017.

Régions

Parmi les régions périphériques, le Saguenay-Lac-Saint-Jean figure dans le peloton de trois qui devraient connaître une baisse de l’activité avec la Côte-Nord et la Mauricie-Bois-Francs. Quatre régions seront en croissance soit la Baie-James, l’Outaouais, l’Estrie et Québec. 

La progression du projet de ligne électrique Chamouchouane-Bout-de-l’île explique le ralentissement de 4 % que connaîtra la région puisque l’apogée a été atteint l’automne dernier. Dans la région voisine de la Côte-Nord, le redémarrage de la mine du lac Blooom ne permettra pas de compenser les pertes dues à l’avancement du complexe de La Romaine.

L’analyse par secteur prévoit que le génie civil et la voirie connaîtront une hausse d’activité pour une troisième année consécutive avec 30 millions d’heures. L’augmentation de la cadence des travaux du nouveau pont Champlain et de l’échangeur Turcot continuera d’occuper une grande place. En 2017, ces deux chantiers ont permis de cumuler 29,5 millions d’heures pour l’ensemble du secteur. 

Dans le secteur industriel, aucun projet de grande envergure ne sera annoncé en 2018, ce qui laisse entrevoir une baisse des heures de 5 % pour s’établir à 10,5 millions. En 2017, le recul de 6 % des heures est attribuable à la fin de la construction de la cimenterie McInnis en Gaspésie. La Mauricie a bénéficié de la rénovation de l’Usine Kruger à Trois Rivières et la construction d’une usine à Yamachiche par Olymel.

Après avoir fléchi en 2017 pour s’arrêter à 78 millions d’heures, les secteurs institutionnel et commercial poursuivront une descente de 2 % en 2018 puisqu’il s’agit d’une année de transition avant le démarrage de la phase 3 du CHUM en 2019. Une activité moindre aura lieu pendant la démolition de l’Hôpital Saint-Luc par la firme chicoutimienne Demex et la fin des travaux au CHU Saint-Justine.

Le secteur résidentiel a déjoué les prévisions en 2017 avec une hausse inespérée de 3 % pour s’élever à 28 millions d’heures avec 43 100 mises en chantier. La CCQ prévoit un ralentissement en 2018 avec 40 500 unités pour une baisse de 6 %. Le volume de travail s’établira à 27 millions d’heures, en baisse de 4 %.