Stéphane Houde, le directeur de la scierie Lignarex, estime que le projet de modernisation est complété à 80%.
Stéphane Houde, le directeur de la scierie Lignarex, estime que le projet de modernisation est complété à 80%.

Investissements de 3,5 M$ chez Lignarex

La scierie Lignarex, à La Baie, a investi 3,5 millions de dollars pour optimiser ses opérations, rénover sa cour à bois et faire l’acquisition de deux nouvelles chargeuses. À terme, ces investissements permettront à la scierie de produire 5,5 % plus de planches avec la même quantité de bois.

C’est à l’intérieur de la scierie où les investissements les plus importants, soit 2,5 M$, ont été réalisés, pour revamper le tiers de la ligne de sciage. « On a changé tous les équipements entre la sortie du débitage jusqu’à l’entrée du classeur », explique Stéphane Houde, le directeur de l’usine. Une des difficultés du mandat était de faire un virage 180 degrés, car l’espace était restreint dans l’usine, ajoute ce dernier.

La majorité des équipements ont été fabriqués par Carbotech, un fournisseur d’équipements québécois, qui a géré le mandat clé en main en embauchant plusieurs entreprises régionales, dont Normandin électrique, FABMEC et SAPS. « C’était important pour nous de maximiser la sous-traitance locale », ajoute le directeur.

Parmi les nouveautés, on retrouve un ébouteur à scies multiples, de Carbotech, et un optimiseur à l’éboutage, d’Autolog, qui permet d’éliminer les défauts sur les planches avant le triage et l’expédition.

L’installation a duré trois semaines, entre la fin mai et le début du mois de juin, et les résultats en termes de rendement dépassent déjà les attentes de la scierie. « On produit maintenant 5,5 % plus de planches avec la même quantité de bois », explique Isabelle Villeneuve, la contrôleuse financière de Lignarex, avant d’ajouter qu’Investissement Québec et la Banque Nationale ont financé ces projets.

Une des difficulté du projet était de faire un virage à 180 degrés, car l’espace est restreint dans l’usine.

En accélérant la cadence de transformation du bois de 25%, Lignarex espère pouvoir éventuellement augmenter la quantité de bois à transformer.

Après six semaines de rodage, le projet est complété à près de 80%, estime Stéphane Houde, en ajoutant qu’il reste quelques détails à régler, notamment pour améliorer l’occupation des machines et pour réduire les blocages.

Pendant l’arrêt obligatoire, lors de l’installation, il n’était pas question de mettre des employés à pied, soutient Stéphane Houde. « On a profité de cette période d’arrêt pour offrir de la formation à nos employés », dit-il. Par exemple, les travailleurs ont reçu de la formation supplémentaire en santé et sécurité au travail et pour se familiariser avec les nouveaux équipements et logiciels.

La Coopérative forestière de Ferland-et-Boilleau est l’actionnaire principal de la scierie Lignarex, avec 75% des parts. La balance est détenue par Boscus Canada, un grossiste en bois, depuis 2017, qui s’occupe de la vente des produits transformés chez Lignarex, qui a transformé 227 000 mètres cubes de bois l’an dernier, explique Éric Rousseau, le directeur général de Ligranex de la coopérative. À ce moment, la scierie a produit près de 65 millions de pmp de bois vert, qui est séché et raboté à l’usine Alexandre Coté ltée, située à Scott, en Beauce. Cette usine est détenue à 25% par la coopérative et à 75% par Boscus Canada.

« Le projet d’investissement nous permet non seulement de produire plus de planches, mais aussi de réduire la quantité de bois à transporter inutilement, car il allait être ébouté en Beauce », précise Éric Rousseau, qui se réjouit des améliorations faites à l’usine.

L’optimiseur à l’éboutage d’Autolog et l’ébouteur à scies multiples de Carbotech.

Des améliorations dans la cour à bois

La scierie Lignarex a également asphalté une grande partie de sa cour à bois pour réduire l’entretien sur le matériel roulant et pour réduire la contamination des copeaux. « Les bénéfices sont difficiles à quantifier pour ce type de projet, mais je suis certain que ça sera profitable », remarque Stéphane Houde. De plus, la scierie a investi 800 000 dollars pour faire l’achat de deux nouvelles chargeuses Liebherr.