Les employés d’Horizon Vertical, comme ce technicien, sont appelés à faire de la stabilisation de parois, du sauvetage, de l’intervention d’urgence, de la construction, de l’entretien, de l’inspection ou encore de la réparation de structures.

Horizon Vertical: maîtres grimpeurs depuis 25 ans

Joël Tremblay a toujours été un passionné d’escalade. Il y a de ça plusieurs années, il traînait sa tour d’escalade un peu partout avec lui, bien attachée sur sa remorque. Ses amis et des connaissances ont commencé à lui demander des services et, de fil en aiguille, Joël Tremblay a décroché des contrats d’homme-araignée. Aujourd’hui, l’entreprise qu’il dirige avec sa femme Nataly Desbiens, Horizon Vertical, fête ses 25 ans, compte 40 employés et oeuvre aux quatre coins du Québec, pour ne pas dire un peu partout sur le globe.

Horizon Vertical, dont les locaux sont situés sur le boulevard Tadoussac, à Chicoutimi-Nord, est spécialisée dans les travaux en hauteur ou en espace clos réalisés à l’aide de cordes. Une trentaine de cordistes, communément appelés hommes ou femmes-araignées, composent l’équipe de l’entreprise. Ces travailleurs sont appelés à travailler dans des endroits jugés dangereux et difficiles d’accès.

Horizon Vertical a été fondée par Joël Tremblay et sa femme, Nataly Desbiens, il y a 25 ans maintenant. « Mon mari était vraiment un passionné d’escalade, il avait sa propre tour, qu’il amenait dans des événements. Lorque, je l’ai rencontré, il y avait de l’équipement d’escalade partout chez lui ! Avec les services qu’il rendait ici et là avec sa tour, il a décidé de se lancer en affaires. Nous avons opéré de la maison durant de nombreuses années ! On a déménagé il y a sept ans et nous sommes encore en train de prendre de l’expansion », explique Nataly Desbiens, qui assume la direction générale de l’entreprise.

Outre les contrats de travaux en accès difficiles, Horizon Vertical offre également des formations aux travailleurs de grandes entreprises comme Rio Tinto, mais aussi aux pompiers. Un vaste espace d’Horizon Vertical est d’ailleurs dédié à l’entraînement des hommes-araignées.

« Nous réalisons plusieurs contrats en usine, par exemple, pour l’entretien des équipements. Nous pouvons aussi être appelés lorsqu’il y a un bris sur une éolienne et nous travaillons beaucoup sur les ponts, partout au Québec. Nous avons également des contrats au Burkina Faso, dans une mine d’or, et nous sommes présentement en pourparlers pour des travaux en Australie. Nos travailleurs se rendent également souvent sur la Côte-Nord. Disons qu’on se promène beaucoup. On travaille aussi avec le ministère des Transports ou Hydro-Québec. Auparavant, il y avait quelques mois plus tranquilles dans l’année, mais ils sont de plus en plus rares », explique Mme Desbiens.

Inspection, stabilisation de parois, sauvetage, intervention d’urgence, construction, entretien, réparation ; l’éventail de services d’Horizon Vertical est large.

L’équipe d’Horizon Vertical travaille beaucoup sur les parois escarpées et sur des structures de ponts, partout au Québec.

« Nous sommes souvent appelés en appui lors d’opération de sauvetage. Parfois, on ne procède pas au sauvetage en tant que tel, mais nous sommes présents, au cas où », explique Nataly Desbiens. Par exemple, une équipe d’Horizon Vertical s’était rendue dans la région de Québec, en 2017, lorsqu’une jeune femme avait perdu pied dans la rivière avant d’être emportée dans les chutes Jean-Larose.

L’entreprise saguenéenne oeuvre également en collaboration avec la Sopfeu quelques fois par année.

Inspection, stabilisation de parois, sauvetage, intervention d’urgence, construction, entretien, réparation; l’éventail de services d’Horizon Vertical est large.

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FORMATIONS ET SANG-FROID

Il n’y a pas de diplôme particulier nécessaire au métier d’homme-araignée. Mais il faut énormément de sang-froid et être prêt à suivre des formations continuellement, afin de parfaire son expérience. Chaque année, Horizon Vertical se donne la mission de former des gens sans diplôme, afin de leur offrir une opportunité de carrière intéressante.

« Nous avons engagé plusieurs personnes qui n’avaient pas leur diplôme d’études secondaires et qui se cherchaient un peu. Pour devenir cordiste, il faut être assez endurant physiquement et habile, en plus d’être prêt à travailler en équipe. L’employé doit également suivre des formations en continu, puisque tous nos travailleurs doivent être certifiés par la SPRAT (Society of Professional Rope Access Technicians). Il s’agit d’une association professionnelle de cordistes reconnue comme la référence en Amérique du Nord », explique la directrice générale d’Horizon Vertical, Nataly Desbiens. 

« Nous essayons d’embaucher trois ou quatre personnes sans diplôme par année, afin de leur offrir une chance. Parfois, ces personnes restent avec nous un petit temps, puis se dirigent vers une autre carrière. Ça ne nous dérange pas, puisque nous avons contribué à leur formation et nous en sommes fiers », note la directrice générale. 

Sur la trentaine d’hommes-araignées chez Horizon Vertical, une seule femme est du nombre. « Nous en avons déjà eu trois. Notre femme-araignée est vraiment très bonne et nous voudrions en avoir d’autres », a spécifié Mme Desbiens.