Les employés des trois établissements réclament une augmentation de salaire de 1 $ de l’heure pour les trois prochaines années.
Les employés des trois établissements réclament une augmentation de salaire de 1 $ de l’heure pour les trois prochaines années.

Grève illimitée dans trois résidences Chartwell de Saguenay

En grève depuis minuit jeudi soir, les travailleurs de la Villa Saguenay, de la Villa Jonquière et de la Villa Chicoutimi souhaitent être entendus par leur employeur et réclament une augmentation de salaire de 1 $ de l’heure pour les trois prochaines années.

« Nous sommes prêts à demeurer sur le bord du chemin pour une grande période, explique la conseillère syndicale à la FTQ, Annie Potvin, lors d’une entrevue avec Le Quotidien, vendredi. Nous sommes en grève illimitée justement pour que l’employeur puisse s’asseoir avec nous, discuter et arriver à une entente .»

Selon cette dernière, les acteurs syndicaux ont tenté de négocier avec l’entreprise Chartwell à la suite d’un dépôt d’un premier projet de convention collective, mais elle n’a pas donné de retour.

« Tout ce qu’on a eu comme réponse, c’est un commentaire comme quoi nos demandes étaient trop élevées, et qu’il n’y aura pas de retour tant et aussi longtemps que nos demandes resteront les mêmes », déplore-t-elle.

« On ne se base même pas sur le salaire minimum actuel, mais sur les salaires qui sont dans la convention collective de 2019, explique la conseillère syndicale. Par exemple, pour un préposé à l’entretien qui gagne présentement 12,64 $, on ne demande pas 14,10 $, mais bien 13,64 $ pour la première année. »

Selon Annie Potvin, cette négociation est de mauvaise foi compte tenu de la tournure des événements. « Comment voulez-vous qu’on règle le conflit quand il y a juste nous qui parlons. Nous avons tenté de régler le dossier mercredi et jeudi en conciliation au ministère du Travail à Québec avec l’employeur, mais il a fait ses calculs et nous a dit que c’était encore trop élevé », a-t-elle fait savoir.

À l’été 2016, les syndiqués des établissements Chartwell avaient également fait la grève pour revendiquer leurs conditions de travail. L’employeur les avait convoqués dans leur bureau de Montréal et les négociations avaient duré deux nuits pour finalement, en arriver à une entente de principe et à une convention collective.