Un avis d’intention aux créanciers de Granicor a été déposé le 25 juin dernier.

Granicor se place à l’abri de ses créanciers

L’entreprise Granicor de Saint-Gédéon, au Lac-Saint-Jean, éprouve de graves problèmes financiers, au point où elle s’est placée au cours des derniers jours sous la protection de la Loi sur la faillite et l’insolvabilité.

Devenue au fil des ans l’une des entreprises spécialisées dans la taille et le commerce du granit les plus importantes en Amérique du Nord, Granicor a perdu énormément de liquidités – plusieurs millions de dollars, selon nos informations – lors de la vente et du transfert récent de l’usine qu’elle possédait à Saint-Augustin-de-Desmaures, en banlieue de Québec.

La transaction, qui a pris sept ans à conclure selon la compagnie, a laissé un trou béant dans les finances de l’entreprise située dans le 10e rang, à la limite entre Saint-Gédéon et Alma.

Un avis d’intention aux créanciers de Granicor a été déposé le 25 juin dernier.

Un avis d’intention aux créanciers a été déposé le 25 juin dernier, et plusieurs fournisseurs régionaux ont par la suite reçu des notices.

« Notre déménagement s’est mal déroulé et ça nous a mis dans le trouble. On a perdu là-dessus », convient le président Alain Robitaille, qui assure ne pas avoir l’intention de fermer boutique pour autant et confirme du même souffle que les activités quotidiennes se poursuivent normalement.

« On veut s’en sortir. On continue de fabriquer a Saint-Gédéon, et on relativement un bon carnet de commandes, mais on doit augmenter la capacité et la productivité de l’usine. Normalement, la loi dit qu’on doit faire une proposition aux créanciers dans les 30 jours, mais on peut demander des prolongations supplémentaires. On pense avoir besoin de deux ou trois mois pour déposer notre proposition. Les créanciers antérieurs à l’avis ne peuvent pas prendre de mesure contre et on peut maintenant faire des démarches pour essayer de s’en sortir d’ici les mois d’août ou septembre », estime celui qui est actionnaire avec ses deux frères, Paul et George, de l’entreprise fondée par le grand-père Eugène Robitaille en 1922.

Un avis d’intention aux créanciers de Granicor a été déposé le 25 juin dernier.

La division Gextrais, qui appartient à Granicor et qui est propriétaire des mines de granit exploitées dans la région, n’est quant à elle pas visée par la restructuration financière en cours.

Granicor compte environ une trentaine d’employés à son usine de Saint-Gédéon.