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Sandra Rossignol, directrice générale de la Chambre de commerce et d’industrie Saguenay-Le Fjord.
Sandra Rossignol, directrice générale de la Chambre de commerce et d’industrie Saguenay-Le Fjord.

GNL Québec: un 2 M$ qui envoie un «puissant signal», selon des chambres de commerce

Myriam Gauthier
Myriam Gauthier
Le Quotidien
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Les chambres de commerce de Saguenay, de Lac-Saint-Jean-Est, de Saint-Félicien et de Normandin estiment que l’investissement de gens d’affaires du Saguenay-Lac-Saint-Jean dans le projet de GNL Québec envoie un « puissant signal » en faveur du projet.

Les quatre chambres de commerce saluent la décision d’un groupe d’une dizaine d’entrepreneurs et d’investisseurs, en majorité de la région, ainsi que de l’Abitibi-Témiscamingue, qui ont annoncé mardi investir un total de 2 M$ dans le projet d’exportation de gaz naturel de GNL Québec et de Gazoduq, qui totalise 14 G$.

La directrice générale de la Chambre de commerce et d’industrie Saguenay-Le Fjord, Sandra Rossignol, estime que ce regroupement d’investisseurs régionaux pourrait servir de « modèle pour l’avenir ».

« [P]our attirer des chantiers majeurs dans la région, quoi de mieux que la mobilisation des entrepreneurs d’ici. Lorsque la région se prend en main pour faire naître et propulser des projets, c’est toute l’économie régionale qui y gagne », a-t-elle souligné mercredi, dans un communiqué signé également par la Chambre de commerce et d’industrie Lac-Saint-Jean-Est, la Chambre de commerce et d’industrie du secteur de Saint-Félicien et la Chambre de commerce et d’industrie du secteur de Normandin.

Les quatre organisations qui représentent des gens d’affaires et des entrepreneurs y voient un « puissant signal » en faveur du projet envoyé aux paliers de gouvernement de même qu’aux investisseurs internationaux, montrant que la « région est pleinement engagée » dans le projet.

« Il faut que ça fasse boule de neige »

Le président de l’entreprise saguenéenne Cegerco, Jeannot Harvey, espère que la sortie du groupe d’investisseurs mardi amènera d’autres gens d’affaires à investir dans les projets de GNL Québec et de Gazoduq.

« J’espère que des investisseurs, je le dis en général, québécois et canadiens, vont aller dans les 10 M$. Il faut que ça fasse boule de neige, cette histoire-là », a-t-il souligné, lors d’un entretien téléphonique.

La sortie, à la veille du dépôt du rapport du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement sur le projet d’usine de liquéfaction de gaz naturel à Saguenay, était intentionnelle, afin d’envoyer un message au gouvernement Legault, affirme-t-il.

« À 10, on a mis 2 M$ et on espère que les institutions privées et publiques vont investir dans un projet porteur. C’est 14 G$, tu peux pas laisser passer ça au Saguenay-Lac-Saint-Jean, il n’y a plus d’investissements nulle part », a plaidé l’entrepreneur, pour qui l’investissement est avant tout « symbolique », pour montrer un appui de gens d’affaires régionaux au projet.

L’absence de projets d’envergure dans la région amène les employés de son entreprise oeuvrant dans le domaine de la construction à travailler sur des chantiers à Montréal, sur la Côte-Nord ou en Ontario, a exposé M. Harvey.

Jeannot Harvey affirme être à l’origine du regroupement d’investisseurs régionaux après avoir entamé des démarches en novembre. Il a alors pris une participation dans la société mère des deux projets, qui porte depuis février le nouveau nom de Société en commandite Symbio Infrastructure, après des discussions avec l’équipe de GNL Québec et les promoteurs américains du projet.