GNL Québec: les impacts visuels réduits

GNL Québec a modifié son projet de construire un complexe de liquéfaction de gaz naturel sur le site de Port Saguenay, afin d’en réduire les impacts visuels. Elle a dévoilé, mercredi, les grandes lignes de ce projet de 7,2 milliards de dollars américains qui générerait environ 6000 emplois directs et indirects pendant la construction, 1100 emplois pendant la phase d’exploitation et des retombées économiques évaluées à 800 M$ par année, en faisant l’un des plus importants projets industriels de l’histoire du Québec.

GNL amorce une série de rencontres d’information et de consultations avec les intervenants régionaux, au cours des prochains jours, juste avant de déposer son étude d’impact environnemental aux gouvernements fédéral et provincial. Des consultations publiques figurent ensuite à l’horaire après les Fêtes. GNL, qui développe le projet Énergie Saguenay depuis 2014, souhaite ainsi présenter le projet tel qu’il se définit aujourd’hui.

GNL, qui dispose notamment d’une entente de collaboration avec les Premières Nations, a apporté plusieurs modifications au projet annoncé en 2014 à la suite de consultations avec les intervenants locaux dans le but de réduire les impacts appréhendés. L’usine a notamment été éloignée des rives du Saguenay et les structures ont été alignées afin d’en diminuer l’impact visuel. Les torchères qui devaient faire plus de 100 mètres de haut ont été remplacées par une torchère au sol et une torchère confinée. Le changement des torchères à lui seul représente un coût additionnel d’environ 16 M$.

« Nous sommes fiers du chemin parcouru depuis 2014. On a pris le temps de bien faire les choses. Le projet a beaucoup évolué. Des bases solides sont jetées pour la réalisation du projet. Nous avons consacré beaucoup d’efforts à préparer le terrain, avec ouverture et transparence à chacune des étapes. Nous sommes fiers d’avoir bâti un projet qui intègre les préoccupations de la population en présentant des impacts visuels réduits », affirme Pat Fiore, président de GNL Québec.

Le projet Énergie Saguenay, qui pourrait produire 11 millions de tonnes de GNL par an, compte un terminal de liquéfaction du gaz naturel, des réservoirs de stockage ainsi qu’un terminal maritime. Il permettrait de transformer du gaz naturel en provenance de l’Ouest canadien en gaz naturel liquide afin de l’exporter en Europe et en Asie. Sous sa forme liquide, le gaz naturel occupe 600 fois moins d’espace.

Le projet Énergie Saguenay a subi plusieurs modifications depuis ses débuts. Ces deux esquisses montrent comment il a évolué entre 2015 et aujourd’hui, notamment avec l’éloignement de l’usine de la rive et l’alignement des structures afin d’en réduire l’impact visuel.

GNL Québec décidera en 2021 s’il concrétise le projet. Les travaux seraient alors amorcés immédiatement, afin d’assurer une mise en opération en 2025.

Pour GNL, Saguenay représente un choix évident d’emplacement, notamment en raison de son port en eau profonde, d’un site à l’intermodalité complète train-route-transport maritime, de l’accessibilité à l’hydroélectricité et du climat froid qui facilite le passage du gaz naturel de la phase gazeuse à liquide.

La présence d’une main-d’œuvre qualifiée est aussi évoquée puisqu’entre 250 et 300 emplois directs seraient créés à Saguenay. « On parle d’employés affectés aux opérations à l’usine et dans les bureaux administratifs. Ce sont des emplois bien rémunérés », souligne Pat Fiore.

GNL assure que de plus en plus de pays s’intéressent au gaz naturel afin d’améliorer la qualité de l’air et de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. C’est notamment le cas en Asie et en Europe où le charbon et le mazout sont encore utilisés.

« Le gaz naturel liquéfié est une source d’énergie non toxique, non corrosive, non explosive et qui émet moins d’émissions de GES que les autres hydrocarbures », assure le président de GNL Québec.

Une vidéo sur le gaz naturel liquéfié a été mise en ligne au https ://goo.gl/wEQKN5 afin d’informer la population. « C’est un projet local avec une empreinte mondiale », conclut Pat Fiore, qui décrit Énergie Saguenay comme le projet de gaz naturel liquéfié le plus vert au monde, avec le coût d’opération le plus bas au monde, en raison de son alimentation en hydroélectricité.