Girardville: plus que 10 000$ pour sauver l'épicerie

Il ne manque que 10 000 $ pour que le plan de relance de l’épicerie de Girardville se concrétise.

« D’ici vendredi, on devrait avoir le 75 000 $ provenant de la population. Je ne suis pas inquiet du tout. Nous sommes dans le dernier droit et très près du but », exprime le maire Michel Perrault.

Cet été, une campagne de souscription avait été lancée afin de sauver l’épicerie du village. En sept jours, plus de 200 personnes s’étaient engagées à soutenir financièrement l’épicerie en créant une nouvelle entité qui deviendrait propriétaire du commerce. La population, en injectant 75 000 $, déteindra environ 30 % de l’entreprise. La Corporation de développement municipal s’implique aussi en mettant la même somme. Le propriétaire actuel va conserver environ 40 % des parts. Plus de 200 citoyens se sont engagés à soutenir ce projet en investissant au moins 50 $ chacun pour être membres. Certaines personnes ont donné plus. « Il s’agit d’un prêt sans intérêt. Les gens vont pouvoir toucher plus tard quand la situation financière de l’épicerie sera redressée. Moi, ce qui m’épate, c’est que 200 citoyens investissent pour sauver leur commerce. C’est une belle preuve de solidarité. On sent que le mouvement coopératif a des répercussions dans notre localité. Si on réussit, ça va être une belle histoire à raconter, mais ça n’a pas été facile », souligne le maire.

Le comité de relance s’affaire donc à récolter les 10 000 $ promis qui manque. « C’est sûr que c’est plus facile de signer un papier et dire qu’on investit que de signer le chèque. Peut-être que certains se laissent tirer l’oreille. C’est surtout le fait que plusieurs sont à la chasse qui explique ce petit retard. Ça ne m’inquiète pas », répète Michel Perreault.

Le maire souligne que les résidants ont hâte que la structure se mette en place, ce qui va permettre d’injecter les liquidités nécessaires pour garnir les étagères du commerce. « C’est sûr que, pour l’instant, ça ressemble plus à un dépanneur qu’à une épicerie. Il fallait prendre le temps de bien faire les choses, avoir une structure qui va être viable et assurer la survie de notre épicerie », affirme-t-il.