Gazoduq: Québec et Ottawa s’allient pour l’évaluation environnementale

Les gouvernements provincial et fédéral collaboreront afin de réaliser l’évaluation environnementale du projet Gazoduq.

Le but de cette procédure conjointe est de réduire les délais administratifs de l’évaluation.

Le projet sur la table est un gazoduc de 783 km qui doit acheminer du gaz naturel entre le nord de l’Ontario et La Baie, au Saguenay.

Cette entente de collaboration a été rendue publique le 15 mai par l’Agence d’évaluation d’impact du Canada (AEIC).

La Commission d’examen fédéral et le Bureau d’audience publique sur l’environnement (BAPE) feront équipe. Ils s’échangeront des informations nécessaires à l’évaluation.

Les coûts de cette procédure seront séparés de manière égale entre Québec et Ottawa. Les deux instances gouvernementales tiendront conjointement des séances d’informations avant la tenue des audiences où le public sera invité à s’exprimer sur le projet.

Les gouvernements du Québec et du Canada auront aussi la tâche de consulter les groupes autochtones en lien avec le projet.

À la fin du processus, les deux paliers de gouvernement prendront des décisions distinctes.

En raison de la COVID-19, l’évaluation se fera plus tard que prévu. En avril, l’AEIC a prolongé de 90 jours l’étape préparatoire pour le projet Gazoduq.

Le député du Parti québécois dans Jonquière, Sylvain Gaudreault, croit que cette collaboration confère trop de pouvoirs à Ottawa. « Le gouvernement fédéral n’a pas à dire ce qui est bon ou pas pour l’environnement sur le territoire. Le Québec doit faire toutes ses évaluations seul », explique M. Gaudreault.

La concrétisation de ce projet de gazoduc n’est pas dans l’intérêt de la province, selon le député. « Ni au niveau économique ni au niveau environnemental », précise-t-il.

Fin de la session parlementaire

Dans un autre ordre d’idée, la session parlementaire s’est terminée vendredi sans qu’aucun accord ne soit trouvé concernant le projet de loi 61 visant la relance de l’économie.

« Ça s’est terminé dans un cul-de-sac, affirme Sylvain Gaudreault. Le gouvernement a voulu jouer les plus forts en pensant qu’on allait gober. »

Le député considère que le projet de loi était « antidémocratique ». « On écartait la protection environnementale ou encore on suspendait les lois pour les appels d’offres », affirme-t-il.

Les élus seront de retour à la fin de l’été pour la réouverture de la session parlementaire.