Pierre-Luc Godin et Jean-Michel Lavoie, de la société Fjord Capital, ont acquis le terrain de l’ancien Ultramar, à Arvida, où ils réaliseront prochainement le projet Lofts Mellon. Ils sont accompagnés du conseiller municipal Carl Dufour.

Fjord Capital investit 1M$ à l’ancien Ultramar

Un nouveau jalon est franchi dans le projet de revitalisation de l’axe Mellon, au centre-ville d’Arvida. Le terrain où se trouvait autrefois la station-service Ultramar a été acquis par la société d’investissement régionale Fjord Capital, qui va y construire un immeuble pouvant accueillir des bureaux et huit appartements de style loft.

L’investissement devrait atteindre le million de dollars. Si tout va comme prévu, la première pelletée de terre sera soulevée cet automne, en vue d’une inauguration au plus tard en juillet 2019. Deux des trois associés de Fjord Capital, Jean-Michel Lavoie et Pierre-Luc Godin, ont levé le voile sur le projet, au bénéfice du Quotidien. Accompagnés du conseiller municipal Carl Dufour, qui les a courtisés avec aplomb au cours des derniers mois, ils ont expliqué qu’à leurs yeux, l’avenir réside dans des endroits comme le Carré Davis, où subsiste une véritable effervescence, selon eux.

« On trouve ça beau ici. C’est comme un petit Vieux-Québec. Il y a un buzz en ce moment et je préfère nettement investir à Arvida qu’ailleurs », a résumé Jean-Michel Lavoie, dont l’entreprise a aussi acquis un immeuble sur la rue Davis, où se trouvait jadis le restaurant Délices d’Afrique. Cette bâtisse subit une cure de jouvence, avec une façade dont les éléments se marient aux caractéristiques patrimoniales de la cité du métal gris.

Un locataire oeuvrant dans le domaine immobilier a déjà confirmé qu’il occupera une partie du rez-de-chaussée des Lofts Mellon. Des négociations ont lieu avec un deuxième, celui-là issu du domaine de la santé. Quant aux appartements de trois-pièces et demi à l’étage, les promoteurs ont l’intention de leur donner un cachet industriel, toujours en lien avec l’histoire du coin, et croient que les logements trouveront facilement preneur.

Habiter les centres-villes

Jean-Michel Lavoie, Pierre-Luc Godin et leur associé, Robin Masson, croient en l’importance d’attirer des gens dans les centres-villes. Pas seulement pour y ouvrir boutique ou pour y faire des courses, mais aussi pour y vivre.

Ces propos rejoignent Carl Dufour qui, depuis son élection en 2009, s’est toujours présenté comme un ardent défenseur du développement des centres-villes. Lorsque rencontré sur le terrain des Lofts Mellon, l’élu a livré un véritable plaidoyer en faveur de l’occupation et de l’appropriation de ces secteurs névralgiques par les citoyens. Si on veut les rendre dynamiques et florissants, croit-il, il est impératif d’inciter les gens à les habiter.

« Ce projet vient régler cette dernière cicatrice du boulevard Mellon. Le service d’urbanisme a aidé les promoteurs dans ce dossier. Moi, je n’ai rien à gagner en termes monétaires quand je m’investis dans des projets comme ça, mais quand il y en a un qui se concrétise comme aujourd’hui, j’ai la satisfaction d’avoir travaillé pour mes citoyens. Les conseillers ont un rôle important à jouer pour aller chercher des promoteurs. Ça ne se fait pas tout seul et il faut être proactifs », martèle Carl Dufour.

Plan

L’échevin Dufour dit avoir un plan pour compléter la revitalisation de l’axe Mellon et pour insuffler encore plus de vigueur au Carré Davis. Un projet de restauration flotte dans l’air. Les associés de Fjord Capital suivent le dossier de près.

« On est une société d’investissement et on regarde toutes les possibilités qui s’offrent à nous. Nos yeux sont ici, à l’affût de ce qui se passe ici », note Pierre-Luc Godin. Parmi ces opportunités pourraient figurer d’autres acquisitions d’immeubles situés à un jet de pierre de l’ancien Ultramar. On pense notamment au défunt restaurant Poulet frit Kentucky, placardé depuis quelques années. Fait à noter, le terrain de la station-service était à vendre depuis un certain temps, mais une légende urbaine voulant que le terrain n’ait pas été dûment décontaminé après la démolition freinait les ardeurs d’acheteurs potentiels.

« On a fait nos devoirs. On est allés voir au ministère de l’Environnement pour voir ce qui a avait été fait. Toute la décontamination avait été complétée dans les règles de l’art. Le terrain était prêt à accueillir une bâtisse », a fait valoir Jean-Michel Lavoie.