Dominic Marcotte (4e à partir de la gauche), consul et directeur du Bureau du Québec à Mumbai en Inde, a publié cette photo sur Twitter lundi lors d’une visite chez STAS.

Faire affaire en Inde et aux États-Unis

Les entrepreneurs de la région qui veulent développer des marchés à l’étranger ont grandement intérêt à se rapprocher du réseau des bureaux du Québec du ministère des Relations internationales pour se faire accompagner et ainsi maximiser leurs chances de réussite.

Les directeurs des bureaux de Washington et Mumbai en Inde, Frédéric Tremblay et Dominic Marcotte, ont passé la journée de lundi dans la région. Ils ont rencontré différents intervenants économiques afin de les sensibiliser au rôle du réseau des bureaux du Québec à l’étranger dans des perspectives de développement des affaires.

« Depuis deux ans, les exportations québécoises ont fortement augmenté vers les États-Unis », indique Dominic Tremblay pour relativiser toute la question du protectionnisme. « Les États-Unis représentent toujours 70 % de nos exportations. C’est donc important pour les entreprises d’être présentes sur le marché américain. »

Son collègue Dominic Marcotte se retrouve dans une situation différente en Inde. Ce pays en pleine croissance est le 4e client en importance du Québec dans cette région du monde avec les importations d’un peu plus de 520 millions $.

« L’arrivée d’un nouveau premier ministre, Narendra Modi, élu avec un programme de relance économique, offre des possibilités intéressantes », souligne le haut fonctionnaire.

L’Inde ne fait rien à la légère. Les besoins en technologies et expertises ont de quoi faire rêver les entreprises du monde entier.

« En ce moment, il y a un intérêt pour l’Inde. C’est le temps pour les entreprises de s’y installer. Ça demande un investissement personnel et aussi du temps. Ça ne rapportera pas immédiatement. Mais il sera trop tard dans cinq ou dix ans. Nous avons un autre avantage important. Les Indiens parlent anglais et c’est la plus grande démocratie du monde », reprend le directeur du bureau de Mumbai.

Un peu dans le même sens, les entrepreneurs québécois doivent faire preuve de patience avec les États-Unis. Le courant protectionniste n’est pas égal partout et les politiciens américains ainsi que les entreprises connaissent l’importance du Canada dans la structure économique de leur pays. Il y a de plus beaucoup de chefs d’entreprises intégrées des deux côtés de la frontière.

Il est aussi possible que le Canada parvienne à convaincre le gouvernement américain de l’exclure définitivement des tarifs sur des métaux comme l’aluminium et l’acier.

Le Nord-Est de l’Inde, dans la région ou est situé le bureau de Mumbai, il y a une industrie de l’aluminium. Les équipementiers de la région ont déjà pris contact avec cette région et le directeur du bureau explique qu’il est possible d’organiser des projets spécifiques pour les entreprises en plus des salons.

Pour les entreprises intéressées spécifiquement aux États-Unis, le ministère des Relations internationales a créé le Centre de croissance accéléré. Le centre procède à des appels de candidatures et les entreprises sélectionnées bénéficient d’une panoplie de services, principalement des experts de plusieurs domaines, pour développer le marché américain.

L’Inde n’est pas qu’un marché en développement offrant des opportunités. Le directeur du bureau de Mumbai affirme qu’il y a dans ce pays des pistes de solution pour la pénurie de main-d’oeuvre qui frappe en ce moment le Québec.

« Il y a en Inde un million de personnes qui entrent sur le marché du travail tous les mois. Il n’y a pas d’emploi pour tout le monde et ce sont des gens bien formés. »

Le dernier volet que les deux directeurs de bureau ont mis en évidence durant l’entrevue accordée au Quotidien est celui des stages pour les jeunes. Le ministère a des programmes spéciaux pour les étudiants qui souhaitent avoir une expérience internationale. Les bureaux du ministère accueillent des stagiaires ou organisent des stages en entreprise.