Expansion au dépanneur de Sainte-Monique

Si les fermetures de commerces continuent à se multiplier dans la région, pour les propriétaires du dépanneur Maestro de Sainte-Monique, le scénario est complètement différent. L’heure est plutôt à l’expansion.

Cynthia Tremblay et son père Charles, qui ont acheté le commerce à l’été 2016, souhaitent faire un agrandissement de près de huit mètres à l’arrière pour construire une chambre froide et un entrepôt. 

« Initialement, ce n’était pas dans les plans d’agrandir, mais la population nous demande plus de tel ou tel produit et on veut répondre à ses besoins », souligne Cynthia Tremblay, en ajoutant que l’épicerie du village est maintenant fermée. 

Un peu de tout

En plus de l’essence, le dépanneur vend notamment des fruits et légumes, de la viande, des produits laitiers, du propane et des boissons alcoolisées. 

« En 2018, ça prend de gros dépanneurs. C’est ancré dans la mentalité des gens d’aller faire leur épicerie en ville. Moi je ne joue pas dans la cour des grands, mais je tire mon épingle du jeu en offrant un peu de tout à des prix raisonnables », explique la copropriétaire. 

Le poste d’essence était indépendant lorsque son père et elle l’ont acheté. Maintenant, il fait partie de la bannière régionale Maestro. 

« Quand on est tout seul, c’est dur de créer des ententes de prix. On n’a pas assez de pouvoir d’achat. Maintenant qu’on fait partie d’un collectif, j’offre mes produits aux mêmes prix qu’IGA », soutient Cynthia Tremblay.

Sur les traces de son père

Charles Tremblay, son père, est propriétaire du dépanneur de Saint-Henri-de-Taillon depuis plus de 20 ans et il l’avait dissuadée d’entamer des études en gestion de commerce pour se lancer en affaires.

« Mon père me disait qu’être propriétaire d’un magasin, ça consommait beaucoup de temps. Il voulait que j’aie un emploi plus stable », se rappelle Cynthia Tremblay. 

La femme d’affaires a donc entrepris des études en finances à l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), après quoi elle a travaillé comme caissière chez Desjardins et dans un centre de recouvrement. 

« Je n’étais pas bien avec ce que je faisais et j’ai réalisé que j’étais bien dans tout ce que j’ai toujours fait, soit de travailler dans un dépanneur », assure la jeune entrepreneure. 

Elle consacre en moyenne 60 heures par semaine à son commerce. Le dépanneur Maestro de Sainte-Monique emploie trois personnes à temps plein, incluant Cynthia Tremblay, et trois autres à temps partiel.