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Denis Tremblay, ex-président du Groupe Démex-Centrem, et Véronique Tremblay, superviseuse et adjointe à la direction générale du Groupe BeauQuartier, lancent le service Epivert. Les boîtes proposées permettent de disposer de façon sécuritaire des masques, blouses et articles de protection jetables souillés.
Denis Tremblay, ex-président du Groupe Démex-Centrem, et Véronique Tremblay, superviseuse et adjointe à la direction générale du Groupe BeauQuartier, lancent le service Epivert. Les boîtes proposées permettent de disposer de façon sécuritaire des masques, blouses et articles de protection jetables souillés.

Epivert: un nouveau service pour disposer des masques au Saguenay-Lac-Saint-Jean

Myriam Gauthier
Myriam Gauthier
Initiative de journalisme local - Le Quotidien
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Un nouveau service nommé Epivert voit le jour au Saguenay-Lac-Saint-Jean pour disposer de façon sécuritaire des masques, gants, blouses et articles de protection jetables. Le projet s’inspire des méthodes utilisées pour la récupération des débris d’amiante.

Après un projet pilote mené à l’automne, Epivert lance ses boîtes en Coroplast accueillant d’épais sacs en plastique permettant d’y jeter des équipements de protection individuels jetables, aussi appelés ÉPI. Les boîtes peuvent être installées dans le milieu de la santé, dans les écoles ou les commerces.

Si le concept peut paraître simple à première vue, une réflexion plus approfondie se cache derrière ces boîtes vertes et blanches d’une capacité de 160 litres. Véronique Tremblay, superviseuse et adjointe à la direction générale du Groupe BeauQuartier, qui détient cinq résidences privées pour aînés (RPA) à Jonquière, Alma et Roberval, est à l’origine du projet.

Elle voulait trouver une façon plus sécuritaire de disposer dans ces milieux des équipements de protection jetables afin de réduire les risques de contamination à la COVID-19.

« La problématique, c’était d’en disposer de manière sécuritaire », partage celle qui est également infirmière auxiliaire superviseuse et dont trois résidences du groupe ont été aux prises avec une éclosion cet automne.

« On peut les mettre dans une petite benne, mais ce n’est pas sécuritaire pour les gens qui les ramassent et les gens autour aussi », estime-t-elle.

Les visites de l’équipe de prévention des infections du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la région l’ont également encouragée à vouloir trouver une alternative aux traditionnels sacs de poubelles utilisés pour jeter les équipements de protection.

« On m’a souvent dit qu’un sac de poubelles, c’est un gros risque de contamination, parce que c’est trop mince. Ils nous demandaient de mettre plusieurs sacs pour empêcher la contamination », explique-t-elle en entrevue avec Le Progrès, au sujet des conseils donnés par l’équipe qui faisait la tournée de résidences de la région.

Denis Tremblay, ex-président du Groupe Démex-Centrem, et Véronique Tremblay, superviseuse et adjointe à la direction générale du Groupe BeauQuartier, lancent le service Epivert. Les boîtes proposées permettent de disposer de façon sécuritaire des masques, blouses et articles de protection jetables souillés.

Elle s’est alors tournée vers Denis Tremblay, ex-président du Groupe Démex-Centrem, et qui est également son beau-père, avec qui elle est devenue partenaire d’affaires dans ce projet.

Le fondateur du groupe, dont le bureau-chef est situé à Chicoutimi, s’est inspiré de son expertise en désamiantage de bâtiments pour élaborer une méthode semblable à la récupération et à l’élimination des débris d’amiante.

« J’ai adopté le même principe d’emballage que quand on récupère l’amiante dans des sacs spécialement conçus pour ça, avec des épaisseurs. Ce sont des sacs identifiés “asbestos” [amiante, en anglais] », explique-t-il.

Les sacs sont ensuite placés et scellés dans un nouveau sac transparent permettant de montrer qu’il s’agit de contenu contaminé, avant d’être récupérés par une personne portant une tenue de protection. Le service sera offert tout d’abord dans la région, mais pourrait être étendu par la suite.

Les boîtes d’Epivert peuvent être installées dans des établissements du réseau de la santé, dans des commerces ou encore dans des écoles du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Enfouis ou valorisés

Selon le choix du client, les sacs peuvent être envoyés à l’enfouissement ou être dirigés vers RSI Environnement pour être utilisés dans un processus de valorisation énergétique, avec qui Epivert s’est entendu.

L’entreprise de Saint-Ambroise vient d’ailleurs de s’associer au début du mois avec l’entreprise montréalaise Sanexen, qui a lancé son propre service de récupération de masques souillés. Les masques sont détruits dans le procédé thermique utilisé.

Véronique Tremblay souligne que les boîtes ont jusqu’à maintenant été bien adoptées par le personnel et les résidents du Groupe BeauQuartier, qui possède les résidences Saint-Raphaël, Domaine du Marquis et Saint-Philippe, à Jonquière, ainsi que Domaine du Cap et Saint-Sacrement, à La Baie et Alma.

« Le but premier de notre projet, c’était tout d’abord d’éviter autant que possible la propagation, la contamination dans les RPA », souligne M. Tremblay, qui s’apprêtait d’ailleurs à livrer ses premières boîtes dans trois établissements scolaires du Saguenay.

« Peu importe l’endroit où on va mettre des boîtes, si ça peut éviter ne serait-ce qu’un cas, on est déjà satisfaits. »