Hélène Laroche, directrice des opérations de l’usine AP60, Michaël Godin, vice-président principal chez CGI, Guylaine Tremblay, responsable des opérations chez CGI, la ministre Dominique Anglade, Gervais Jacques, directeur exécutif des opérations Atlantique chez Rio Tinto, et Guy Gaudreault, directeur des alumineries du Saguenay-Lac-Saint-Jean, ont officialisé l’entente de 30 millions $.

Entente de 30 M$ entre Rio Tinto et CGI

Rio Tinto et le géant de l’informatique CGI renouvellent des ententes de partenariat d’une valeur de 30 millions $. Elles permettront la poursuite du développement des logiciels de traitement des données provenant des 3000 cuves en production dans les huit usines de la région Atlantique.

Il s’agit d’une nouvelle particulièrement importante pour tout le secteur de l’innovation technologique dans le contrôle du procédé d’électrolyse dans le fonctionnement des cuves, ce qui explique la présence au Saguenay de la ministre de l’Économie, de la Science et de l’Innovaiton et vice-première ministre Dominique Anglade.

Au cours d’un entretien au Centre opérationnel aluminium d’Arvida, le directeur exécutif des opérations Atlantique chez Rio Tinto, Gervais Jacques, a mis l’accent sur les perspectives intéressantes de ce nouveau développement. Rio Tinto et CGI ont mis en place un système de vigie en temps réel des 3000 cuves (deux millions de tonnes). Ce qui signifie que chaque cuve transmet au centre d’opération une information par seconde.

« Nous passons à une autre étape. Nous voulons être en mesure de faire de la surveillance préventive en plus de celle que nous faisons en temps réel », a insisté le patron de Rio Tinto. Une multitude de problèmes peuvent survenir dans la vie d’une cuve et les concepteurs de ce projet sont convaincus qu’il est possible, avec les banques de données montées à partir de la surveillance en temps réel, d’en arriver à identifier d’avance les problèmes des cuves.

L’enjeu est de taille pour l’entreprise si l’on considère le nombre de cuves. Les problèmes qui surviennent ont pour effet de diminuer la production de métal et, à la limite, une cuve peut tout simplement « mourir », selon le langage des opérateurs. Il peut aussi prendre quelques jours pour résoudre des problèmes et ramener la cuve à un cycle de production optimal, ce qui justifie l’importance de faire des interventions préventives.

La mise sur pied du centre opérationnel avait nécessité la création d’une trentaine d’emplois d’opérateurs qui sont passés des salles de cuves au centre d’une importante quincaillerie informatique. Ils reçoivent des signaux des alumineries d’Islande, de l’Allemagne et du Canada. Dès qu’un signal est transmis à Arvida, l’analyste contacte l’opérateur dans la salle de cuves afin qu’il procède aux vérifications. Dans le futur, il sera en mesure d’informer l’opérateur en usine avant même que la vigie en temps réel transmette un signal.

Gervais Jacques n’a pas été en mesure de chiffrer les gains de production obtenus depuis la mise en place de cette nouvelle façon de faire unique dans l’industrie. « Nous sommes toutefois convaincus que nous faisons le bon choix et c’est ce qu’il faut faire », a répété M. Jacques.

La conférence s’est tenue à partir de trois lieux différents, ce qui explique la présence de la ministre Dominique Anglade sur un écran. Elle discute avec le directeur exécutif des opérations Atlantique, Gervais Jacques.

Relations d’affaires

Le vice-président principal chez CGI, Michaël Godin, a de son côté souligné l’importance pour l’entreprise de poursuivre ses relations d’affaires avec Rio Tinto. C’est un contrat avec Alcan qui avait justifié l’ouverture d’un premier bureau de CGI à Chicoutimi il y a 30 ans avec quatre employés. Aujourd’hui, CGI compte 600 employés au Saguenay-Lac-Saint-Jean, dont au moins cent travaillent en permanence sur les projets de Rio Tinto.

« Nous nous réjouissons à l’idée de développer et de mettre en oeuvre une stratégie intégrant les concepts de l’industrie 4.0 permettant au groupe de poursuivre ses objectifs d’affaires. À titre de leader mondial de l’optimisation de la chaîne d’approvisionnement, CGI travaillera en étroite collaboration avec l’équipe du groupe aluminium afin d’adapter ces processus opérationnels grâce à des technologies numériques innovantes », a déclaré le vice-président de CGI.

Recrutement

Ce dernier a profité de cette annonce pour confirmer que CGI allait procéder au recrutement de 150 à 200 nouveaux employés au cours des trois prochaines années, au Saguenay.

La ministre Dominique Anglade est passée par le centre de technologie AP60 pour participer à cette annonce réalisée à partir de trois sites différents, et ce, par satellite. La ministre a surtout mis l’accent sur l’importance pour l’économie du Québec de compter sur le développement dans des secteurs d’innovation comme ce que réaliseront Rio Tinto et CGI avec le nouveau projet. Il s’agit, selon la ministre, d’emplois de qualité pour la région qui témoignent de la capacité d’une entreprise de la trempe de CGI de rayonner partout dans le monde.