Stéphan Tremblay, responsable développement régional, et Pat Fioré, président de GNL Québec, ont présenté de nouveau le projet de liquéfaction du gaz naturel devant un auditoire de 160 personnes présentes au dîner-conférence de la Chambre de commerce et d’industrie Saguenay-Le Fjord.

Énergie Saguenay: Gaudreault veut une évaluation globale

Le député de Jonquière, Sylvain Gaudreault, se montre favorable au projet Énergie Saguenay visant la construction d’une usine de liquéfaction de gaz naturel à Grande-Anse au coût de 9 G$ CAD, mais souhaite que l’analyse environnementale se fasse sur une base globale par le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE).

Le dernier dîner-conférence organisé mercredi par la Chambre de commerce et d’industrie Saguenay-Le Fjord, auquel ont participé 160 personnes, recevait le président de GNL Québec, Pat Fioré, qui a fait la même présentation qu’il y a deux semaines lors d’une conférence de presse.

Le prolongement d’un gazoduc sur 650 km à partir de la frontière ontarienne, l’aménagement d’un terminal de liquéfaction, de deux réservoirs de stockage du gaz liquéfié ainsi que d’un terminal maritime sur les rives du Saguenay pour exporter le gaz naturel liquéfié vers l’Europe et l’Asie constituent les différentes phases du projet, a indiqué M. Fioré.

Lors de la période de questions, M. Gaudreault a interrogé le promoteur sur les impacts du projet compte tenu de l’urgence d’agir pour éviter le réchauffement de la planète de plus de deux degrés et du fait que le gaz naturel constitue tout de même un combustible fossile.

« C’est un projet qu’on doit analyser dans son ensemble dans le cadre d’une évaluation environnementale globale et non par tranches », a expliqué M. Gaudreault.

Ce dernier craint que le gaz naturel provenant de l’Ouest canadien qui circule dans un triangle de gazoduc de l’Ontario ne soit confondu dans sa distribution avec du gaz de schiste provenant des États-Unis.

M. Fioré a expliqué que GNL Québec avait à cœur la préservation de la planète et c’est pourquoi elle a logé une demande auprès du Centre international de référence sur le cycle de vie des produits, procédés et services (CIRAIG).

Fondé il y a 17 ans, le CIRAIG accompagne les industries, gouvernements et organisations en matière de développement durable.

M. Gaudreault a mentionné que la participation du public aux enquêtes environnementales du BAPE constitue une forme de garantie que les projets puissent répondre aux préoccupations de la population.

La présentation du projet a été l’occasion pour M. Fioré de rappeler qu’il devrait se traduire par la création de 6000 emplois directs et indirects pendant la construction et de 250 à 300 emplois pendant la phase exploitation.

Ce dernier a mentionné que 100 M$ ont été investis dans le projet jusqu’à maintenant et que la prochaine étape sera la confection des études d’ingénierie conceptuelle par WSP et la réalisation de l’étude d’impact environnemental pour décembre prochain.