Stéphanie Fortin, directrice principale des affaires publiques et des relations avec la communauté chez GNL Québec
Stéphanie Fortin, directrice principale des affaires publiques et des relations avec la communauté chez GNL Québec

En attente des audiences du BAPE, GNL Québec est prête pour la relance

Le projet Énergie Saguenay, mené par GNL Québec, n’est pas mort. Comme la plupart des organisations, des mises à pied temporaires ont été effectuées au siège social basé à Chicoutimi. Mais la direction assure que le projet a conservé sa pertinence et espère qu’il sera étudié rapidement par le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE).

« On n’est pas différent des autres organisations. On a dû s’adapter à la crise. Une dizaine de nos employés ont été mis temporairement à pied. Mais 70 % de tous les employés sont encore au travail, en mode télétravail », précise Stéphanie Fortin, directrice principale des affaires publiques et des relations avec la communauté chez GNL Québec.

Les audiences du BAPE, rappelons-le, ont été annulées à 48 heures d’avis, en raison de la COVID-19. Quelques jours avant, il a été possible d’apprendre que le fonds Berkshire Hathaway, avec à sa tête Warren Buffett, ne prendrait pas part au projet comme il avait été espéré. La crise mondiale et une récession pourraient aussi rendre certains investisseurs plus frileux à se lancer dans de nouveaux projets d’énergie. Les récents barrages sur les voies ferroviaires par certaines communautés autochtones et les interventions des groupes écologistes ont ébranlé les projets industriels.

D’autres estiment, au contraire, que la crise pourrait faire émerger ces mégas projets industriels qui dorment au pays, dont celui de Gazoduc et d’Énergie Saguenay, pilotés par GNL Québec. L’économie aura besoin d’un coup de barre et certains miseront sur ces projets.

« C’est évident que notre projet peut prendre un sens différent, dans un contexte de relance économique. Parce qu’à partir du moment où on a nos autorisations, on commence les travaux. Le chantier ne prendra pas cinq ans à commencer. Les premiers travaux seront rapides et pourront générer des emplois dans le temps de le dire. On attend maintenant la date des audiences. On sait très bien, en revanche, que rien ne sera annoncé avant le 14 avril », indique Mme Fortin.

Quant aux investisseurs, ceux qui avaient confirmé leur présence sont toujours là. Et l’énergie n’est pas un besoin qui sera remis en question dans les années futures, rappelle la directrice des affaires publiques.

« Mondialement parlant, c’est vrai que tout est au ralenti. Mais les gens auront besoin d’énergie dans un avenir rapproché. Les investisseurs qui étaient là sont toujours là. Personne toutefois n’a de boule de cristal assez puissante pour prédire l’avenir », nuance Stéphanie Fortin.