Alexandre Dionne-Larin, Maryska Beauregard, Amélie Thirion-Charlebois et Mélodie Côté sont les cofondateurs de la Jeune coop Abioki du Cégep de Saint-Félicien.

D’un projet d’étudiants à une entreprise à succès

La Jeune coop Abioki du Cégep de Saint-Félicien n’a pas encore officiellement ouvert ses portes et déjà, les demandes d’aide pour mettre en place des idées d’affaires commencent à affluer.

Un projet de datation de dents d’orignaux est actuellement dans l’incubateur. L’instauration d’un service de garderie au Cégep est aussi à l’étude. L’idée première est de permettre aux bonnes idées de se concrétiser et de créer des emplois. 

«Dans nos cours, on a plein de projets qu’on voit fleurir. Des fois, de cohorte en cohorte, les projets ne sont pas repris […] ou ne sont simplement pas mis à terme parce qu’ils seraient prêts à devenir des entreprises, mais ça ne rentre plus dans le cadre d’un cours. Le but de la Jeune coop, ce serait de reprendre ces projets pour créer des emplois», explique Mélodie Côté, finissante en Techniques du milieu naturel et cofondatrice de la Jeune coop Abioki. 

Les quatre étudiants en Techniques du milieu naturel à l’origine de cette coopérative visent large: ils souhaitaient offrir du soutien et des outils aux entrepreneurs en herbe qui voudraient mettre à terme un projet. Les intéressés n’ont pas besoin d’étudier dans leur domaine pour recourir à leurs services. Ils n’ont qu’à faire preuve de créativité et de détermination. 

Expertise à offrir

Pour développer un certain savoir-faire, le quatuor s’est allié au Carrefour jeunesse emploi, au Club entrepreneur étudiant et à l’Association étudiante du Cégep. 

Le groupe souhaite également établir des partenariats avec des professionnels de différents domaines et avec les autres départements de leur établissement scolaire, par exemple celui de la comptabilité et du marketing, afin de mettre des ressources à la disposition de ses membres. 

La pérennité envisageable?

Le problème, c’est que les jeunes terminent leurs études dans quelques mois à peine et leur projet de coopérative doit survivre. C’est pourquoi ils souhaitent amasser suffisamment d’argent pour engager une personne à temps plein ou à temps partiel qui pourrait s’occuper du recrutement et du suivi des dossiers notamment. 

L’un de leurs professeurs, Guillaume Maziade, les appuie dans ce projet de coopérative qu’il caresse depuis plusieurs années. Ce dernier espère que de fil en aiguille, les membres de Jeune coop Abioki puissent se suivre et se succéder et qu’ils aient une grande autonomie en ce qui a trait à leurs opérations.

 «Ce n’est pas une organisation comme les autres. La coop Abioki a quelque chose d’intéressant à offrir, c’est-à-dire des jobs avec des horaires flexibles pour les étudiants dans leurs champs d’intérêt. Je pense qu’il y a un intérêt et qu’il faut bien le vendre pour aller chercher des membres et assurer sa pérennité rapidement», explique Guillaume Maziade. Il espère que d’autres institutions pourront s’inspirer de ce modèle d’organisation qui gagne à être connu selon lui. Des étudiants du Cégep de Chicoutimi ont d’ailleurs démontré un intérêt pour ce modèle de coopérative de services pour étudiants.