France Lavoie, directrice générale de Devicom, et Alain Lemieux, président et directeur général d’Epsilia, ont annoncé leur alliance pour offrir aux entrepreneurs des solutions visant à améliorer leur compétitivité à l’aide de la traçabilité.

Devicom et Epsilia font alliance

Devicom, ayant pignon sur la rue Racine à Chicoutimi, et Epsilia, de Trois-Rivières, deux entreprises spécialisées dans les technologies de l’information (TI), font alliance. Ils souhaitent convaincre les dirigeants d’entreprises œuvrant dans les secteurs agroalimentaire, industriel et manufacturier d’affronter le tsunami 4.0 et ainsi améliorer leur productivité au moment où la pénurie de main-d’œuvre se fait de plus en plus sentir.

En conférence de presse, France Lavoie, directrice générale de Devicom, et Alain Lemieux, directeur général de Epsilia, ont annoncé qu’ils entendent œuvrer en collaboration pour offrir de l’accompagnement stratégique pour les entreprises désirant mettre en application des solutions de traçabilité dans leur procédé de production. Devicom deviendra intégrateur des solutions d’Epsilia, une entreprise fondée en 1983 et dont la mission a grandement évolué.

Lors de la présentation, M. Lemieux a expliqué que la traçabilité ne consiste pas uniquement à connaître les lieux de production et de destination d’un produit animal, végétal ou autres, mais vise à mettre en interrelation des systèmes de vision et d’intelligence artificielle, des robots et des objets connectés à Internet à l’intérieur d’un système de production ou d’une usine. « Les jeunes d’aujourd’hui ne s’intéressent pas au secteur manufacturier, un secteur où la moyenne d’âge est maintenant de 43 ans, parce qu’ils ne veulent plus travailler pour manipuler à répétition des objets et des produits ou travailler dans la poussière à cœur de jour. Par contre, si on les amène à travailler avec un apport et des solutions technologiques, ils vont s’y intéresser », explique M. Lemieux.

Il a cité en exemple la transformation apportée par Patates Dolbec, une entreprise familiale de Saint-Ubalde fondée il y a 50 ans qui, avec ses 10 000 acres de terre et 125 employés, se consacrait à la production de 90 millions de livres de pommes de terre annuellement. La direction s’arrachait les cheveux pour recruter de la main-d’œuvre. « Imaginez qu’elle devait embaucher des dames “trieuses” de patates dont l’unique tâche était de trier des patates à cœur de jour selon des critères de grosseurs, de qualité ou de variétés. D’autres devaient transporter les patates et procéder à leur emballage. »

En faisant appel à Epsilia, mais surtout avec la volonté de changer complètement le modèle de production, Patates Dolbec s’est dotée d’une usine complètement intelligente et automatisée. Des systèmes de navettes de transport, de tri par systèmes optiques capables de photographier chaque patate dix fois à la seconde, de pesées et d’emballages informatiques ont éliminé la plupart des tâches physiques et répétitives aliénantes. « On serait porté à croire que la plupart des emplois ont été éliminés. Ce n’est pas le cas puisque les 125 employés sont encore en emploi et participent à la production et à la mise en marché de 220 millions de livres de patates de 70 variétés. » Un investissement de 13 à 14 M$ a été réalisé.

Au cours des prochains mois, Devicom et Epsilia entreront en relation avec les dirigeants d’entreprises du Saguenay-Lac-Saint-Jean pour tenter de les convaincre de se tourner vers les technologies 4.0. Mardi et mercredi, 70 entrepreneurs, représentants de ministères ou organisme seront rencontrés pour expliquer l’approche 4.0. Que ce soit pour la production massive de bleuets, de sirop d’érable, de canneberges ou dans n’importe quel secteur manufacturier, Devicom et Epsilia sont convaincus qu’il existe des solutions novatrices pour des entrepreneurs désireux d’augmenter leur compétitivité.

SERGE SIMARD SALUE L'INITIATIVE

Le député de Dubuc, Serge Simard, salue l’initiative de la firme Devicom de s’associer avec l’entreprise trifluvienne Epsilia pour offrir des solutions technologiques d’avant-garde aux entreprises régionales.

M. Simard a rappelé qu’au sommet économique de 2015, les décideurs régionaux s’étaient entendus pour former une table de travail portant sur le développement du numérique ainsi que la mise en place de « hubs ».

M. Simard a souligné l’importance pour les entrepreneurs régionaux de se tourner vers les technologies utilisant la traçabilité pour faire face aux nouveaux défis à relever dans les secteurs agroalimentaire, industriel et manufacturier.