Serge Godin (CGI) et Alain Bouchard (Couche-Tard), natifs de la région, font partie des six premiers membres du Cercle des Grands entrepreneurs.

Deux bâtisseurs d’ici honorés

En tournée provinciale, l’exposition interactive du Cercle des grands entrepreneurs s’installe pour quelques jours à Place du Royaume. Et deux des six membres de ce nouveau temple de la renommée de l’entrepreneuriat, fondé par la Caisse de dépôt et placement du Québec, la Banque Nationale et le Mouvement Desjardins, proviennent du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Le parcours des fondateurs de Couche-Tard et de CGI, Alain Bouchard et Serge Godin, est raconté dans cette exposition gratuite qui sillonnera cinq grandes villes du Québec avant de poser ses pénates dans un espace public à Montréal. Ces deux hommes d’affaires natifs de la région joignent Aldo Bensadoum, Lino Saputo, Lise Watier et Rémi Marcoux dans ce cercle prestigieux.

« Lorsque le jury s’est réuni, ces six noms ont fait l’unanimité. La décision a été très rapide et il n’y a pas eu beaucoup de discussions », confie Michèle Boisvert, première vice-présidente, Rayonnement des affaires, à la Caisse de dépôt et placement du Québec et présidente du jury.

Chaque année, de nouveaux entrepreneurs feront leur entrée dans ce cercle. Et pas besoin d’avoir créé un empire et de cumuler des dizaines d’années d’expérience pour en faire partie.

« Pour notre première édition, nous avons voulu honorer des bâtisseurs. Mais les prochaines années, il y aura plus de jeunes et aussi plus de femmes. On remarque d’ailleurs que plus la cohorte d’entrepreneurs rajeunit, plus l’écart entre les femmes et les hommes rétrécit », ajoute Mme Boisvert, précisant que le nombre de gens honorés variera d’une année à l’autre.

Les trois organisations financières ont lancé ce cercle pour favoriser la culture entrepreneuriale et le développement économique du Québec. Les entrepreneurs modèles doivent démontrer de la créativité, de la persévérance et de l’audace.

En plus d’avoir mené leur entreprise au sommet de leur industrie, les six premiers lauréats ont aussi tous partagé leurs connaissances et leur savoir-faire aux futurs entrepreneurs, que ce soit par la création de programmes spécialisés ou leur implication en mentorat.

« Les six bâtisseurs qui sont honorés ont grandement contribué au développement de notre société. C’est avec fierté que la Banque Nationale reconnaît le parcours de ces grands entrepreneurs et soutient la diffusion de leurs réalisations, notamment auprès de la jeune communauté d’affaires. Il faut encourager le transfert de connaissances entre les générations d’entrepreneurs pour favoriser le développement de la relève, essentielle à notre dynamisme économique », a mentionné Louis Vachon, président et chef de la direction de la Banque Nationale, par voie de communiqué. 

Ce sont des institutions financières et bancaires qui ont créé ce cercle pour encourager la culture entrepreneuriale. Ironiquement, les plus petites entreprises ont de plus en plus de difficulté à obtenir du financement de la part des banques, selon le dernier rapport de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante. Est-ce que les institutions financières pourraient faire plus qu’honorer des gens d’affaires pour soutenir la croissance entrepreneuriale au Québec ? « Je ne peux pas parler pour les deux autres (Mouvement Desjardins et Banque Nationale). Mais à la Caisse de dépôt, on est présent (financièrement) plus que jamais, et ce, dans tous les stades de développement des entreprises, même les plus petites. Dans votre région, on finance 48 sociétés », insiste Mme Boisvert, laissant entendre que la Caisse de dépôt n’a jamais été aussi facilitante en matière de financement.