Des travailleurs étrangers à la rescousse de Charl-Pol

Face à une embellie économique qui s’annonce avec la relance de grands projets miniers et dans l’industrie de l’aluminium, le fabricant d’équipements mécanosoudés Charl-Pol, propriétaire d’ateliers de fabrication à La Baie et Portneuf, tente de combler d’éventuelles pénuries de main-d’œuvre par le recrutement de travailleurs étrangers.

En entrevue, Richard Tremblay, président de l’entreprise, mentionne que la diversité ethnique est présente dans les différentes catégories de métier avec la présence de Syriens, Mexicains, Tunisiens et Polonais. Bientôt pourraient s’ajouter des Français, ce qui ferait grimper ces travailleurs venus de l’étranger à une vingtaine au sein de l’entreprise. « Nos démarches pour recruter de la main-d’œuvre étrangère remontent à l’année 2010. Les gens qui arrivent ici sont déjà formés dans les métiers qu’ils exercent dans leur pays. On leur fait passer des tests psychologiques, des tests de santé, etc. »

Parmi les besoins à combler, M. Tremblay est à la recherche de soudeurs, mécaniciens, mais aussi de dessinateurs et d’ingénieurs dont la formation, au besoin, est mise à jour.

L’homme d’affaires ajoute que la stratégie de recrutement de l’entreprise est élargie de façon à offrir non seulement un bon accueil, mais aussi un accompagnement aux nouvelles recrues qui, généralement, parlent déjà français à leur arrivée. « Lorsqu’un nouvel employé arrive de l’étranger, il faut l’aider à s’orienter, trouver un médecin, un épicier dans un milieu qu’il ne connaît pas. On l’accompagne. »

Il semble que la stratégie fonctionne puisqu’une fois en emploi, la majorité des travailleurs embauchés entreprennent des démarches pour faire venir leur famille immédiate au pays. C’est le cas particulièrement dans la région de Portneuf.

Selon les dernières données publiées par l’Institut de la statistique du Québec pour l’année 2016, le taux de chômage chez les nouveaux arrivés depuis moins de cinq ans se situait à 18, 3 %.

Les annonces récentes d’investissements à la base de Bagotville (105 M$) pour la construction de nouveaux immeubles de grande surface ainsi que la mise en route de la construction d’une nouvelle usine de traitement des boues rouges chez Rio Tinto dans le cadre du projet « Vaudreuil au-delà de 2022 » laissent croire à un début de cycle économique intéressant pour le Saguenay-Lac-Saint-Jean, affirme M. Tremblay.