Des retombées majeures pour la chasse et la pêche

Roger Blackburn
Roger Blackburn
Le Quotidien
CHRONIQUE / L’industrie de la chasse et de la pêche occupe une place importante dans l’économie du Saguenay-Lac-Saint-Jean. C’est un des secteurs d’activité qui risque de démarrer le plus rapidement après la pandémie de coronavirus qui paralyse le monde. La saison de pêche dans la région débutera le vendredi 24 avril dans la zone 28 qui regroupe l’ensemble des territoires de pêche de la région.

Selon les plus récentes études, la région compte près de 30 000 chasseurs et près de 70 000 pêcheurs. On ignore combien de chasseurs pratiquent plusieurs types de chasse, mais le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP) évalue que la région compte environ 20 000 chasseurs de petits gibiers, près de 26 000 chasseurs d’orignaux, près de 2000 chasseurs d’ours et environ 3000 chasseurs d’oiseaux migrateurs.

Dans ses plus récentes enquêtes, le MFFP a estimé qu’un chasseur québécois moyen dépense 2620 $ par année pour pratiquer son activité. Les retombées économiques des activités de pêche, de chasse et de piégeage au Québec sont évaluées à 2,4 milliards de dollars chaque année. Considérant que la région représente près de 9 % des gens qui pratiquent ces activités, on peut évaluer les retombées économiques régionales à environ 216 millions de dollars.

Retombées économiques

Le Saguenay-Lac-Saint-Jean compte dix zecs de chasse et pêche, 38 pourvoiries à droits exclusifs, quatre rivières à saumon, deux réserves fauniques, quatre parcs nationaux et un parc marin sur son territoire.

Dernièrement, le réseau des 63 zecs de chasse et pêche du Québec a publié les résultats d’une étude sur la valeur économique de ces territoires pour l’ensemble du Québec.

Selon cette étude, les activités de pêche pratiquées dans le réseau des zecs rapportent plus de 9,8 millions $ par année. Les activités de chasse génèrent 3,7 millions $ et les autres activités récréotouristiques rapportent 4,3 millions $, pour un total de 17,8 millions $ par année.

L’étude révèle qu’en moyenne, les dépenses réalisées pour la pratique d’activités dans les zecs s’élèvent à 680 $ par famille (54,9 millions $ par année au Québec).

Près du tiers de ces dépenses (245 $) sont réalisées auprès des gestionnaires de territoire (cartes de membre, droits de circulation, droits de pêche, droits de chasse, camping ou hébergement) et l’autre partie (435 $) est dépensée en dehors des zecs (permis, achats d’équipement pour la pratique de la pêche, de la chasse ou du plein air, transport, hébergement, alimentation) », précise le document.

La faune en dollars

La faune génère plus de 900 millions de dollars d’impact sur le produit intérieur brut du Québec et plus de 12 000 emplois sont reliés à ce domaine. En 2018-2019, le Québec a délivré 1,2 million de permis de chasse, de pêche et de piégeage.

Chasse sportive

Selon des chiffres provenant du MFFP, en 2016 au Québec, les 303 669 chasseurs résidants ont acheté 521 395 permis de chasse, ce qui indique que plusieurs adeptes chassent plus d’une espèce. L’étude précise même que la région représente 12 % des chasseurs de petit gibier (19 959), 15 % des chasseurs d’orignaux (25 821), 13 % des chasseurs d’ours (1939) et 9 % des chasseurs d’oiseaux migrateurs (3473).

Au chapitre des dépenses, l’étude fait valoir qu’une extrapolation directe des dépenses permet d’estimer les dépenses totales liées à l’activité de chasse pour l’année 2016 à environ 473 M$ en dépenses courantes et à 321 M$ en biens durables attribuables à la chasse.

Chaque chasseur a payé environ 1560 $ en dépenses courantes et 1060 $ en biens durables. Ainsi, en moyenne, les chasseurs ont dépensé 2620 $, en 2016, pour pratiquer leurs activités de chasse.

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LA FAUNE EN CHIFFRES

• 1 227 000 permis de chasse, pêche et piégeage au Québec ; 

• 285 000 adeptes de chasse ; 

• 711 610 adeptes de pêche ; 

• 204 976 adeptes de pêche sur la glace ; 

• 7276 adeptes de piégeage 

• 15 364 595 jours de loisirs pratiqués par ces adeptes ; 

• 1,6 milliard de dollars de dépenses effectuées par ces adeptes ; 

• 13 863 emplois équivalents temps plein créés ou maintenus grâce à ces activités ; 

• 453,7 millions de dollars en salaires versés à ces travailleurs. 

• Le doré, la truite mouchetée et l’orignal sont les trois espèces qui génèrent le plus de retombées économiques au Québec, soit un total de 625 millions de dollars. Le territoire renferme pas moins de 728 pourvoiries, zecs et réserves fauniques.