Gopinath Jeyabalaratnam.

Des relations à solidifier entre Saguenay et la FCEI

La Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) veut solidifier ses relations avec les villes, dont Saguenay. Des villes qui de plus en plus prennent le « leadership » dans la crise de la main-d’œuvre, constate le conseiller aux affaires économiques de la FCEI, Gopinath Jeyabalaratnam, de passage à Chicoutimi pour rencontrer la mairesse Josée Néron.

« C’est quand même particulier qu’un maire ait à se soucier de l’enjeu de la main-d’œuvre. Mais nous sommes rendus là. Toutes les régions le vivent. Et les municipalités sont le premier palier gouvernemental à sentir les problèmes. C’est pour ça qu’elles deviennent des leaders dans les enjeux économiques. Les plus belles initiatives proviennent souvent des villes », constate M. Jeyabalaratnam, précisant que son organisation compte 400 membres dans la région.

Ce dernier, dont le but était d’accentuer les liens avec la ville, a été agréablement surpris des démarches entamées par Saguenay et son bras économique, Promotion Saguenay, pour trouver des solutions à la pénurie de main-d’œuvre.

« La ville est proactive. On le voit avec Promotion Saguenay et leur récente mission à Tunis. J’ai senti que la mairesse était déjà en mode solution, ce qui est rassurant. Parce qu’il ne faut pas attendre que la situation s’aggrave avant de mettre en place des mesures. »

La FCEI fait du lobbyisme au profit des petites et moyennes entreprises. L’une de leurs principales demandes au gouvernement fédéral est de simplifier le programme de travailleurs étrangers temporaires. L’ajout d’un crédit d’impôt fédéral destiné aux retraités qui font un retour au travail, à l’image de celui du Québec, semble aussi une solution intéressante, selon le conseiller aux affaires économiques.

« Avant d’ajouter des crédits d’impôt, il faut éliminer leur lourdeur. C’est super ces programmes, mais souvent, ça prend un comptable seulement pour le comprendre. »