Des prix moyens exigé de 701 $ à Saguenay pour un logement

Les locataires de Saguenay doivent s’attendre à payer en moyenne 701 $ pour la location d’un logement dans cette ville, selon les données recueillies par le Regroupement des comités logement et associations de locataires du Quénec (RCLALQ).

Entre février et mai dernier, l’organisme a réalisé une enquête en récoltant à l’aide d’un robot près de 61 000 annonces publiées sur le site Kijiji pour des logements à louer longue durée. À Saguenay, 817 annonces valides ont été compilées.

Elles révèlent que les prix moyens réclamés pour un logement de quatre pièces et demi s’établissent à 690 $ mensuellement, comparativement à 564 $ pour un trois et demi et 488 $ pour un studio. Ce sont les logements plus grands de cinq pièces et demie qui sont les plus onéreux alors que les propriétaires exigent en moyenne 887 $.

Cette compilation a fait dire au RCLALQ que les coûts des loyers sont bien plus élevés que ce qu’affiche la Société canadienne d’hypothèques et de logement dans ses données officielles.

Le prix des loyers moyen à Saguenay ne se compare pas à celles de certaines villes comme Montréal et Québec, qui sont particulièrement affectées par la cherté des loyers. Louer un 4 et demi coûte en moyenne 1317 $ par mois à Montréal et 917 $ à Québec. Ces deux villes sont également durement affectées par une sérieuse pénurie de grands logements, tout particulièrement dans les quartiers centraux. Le prix de ces logements en est affecté, se louant en moyenne à 1170 $ par mois à Québec et 1563 $ dans la métropole. Les grands logements (5 et demi et plus) sont aussi très chers dans plusieurs villes comme Lévis (1066 $), St-Hyacinthe (1021 $), St-Jérôme (1014 $) Val-d’Or (1109 $), Sherbrooke (957 $), Valleyfield (924 $), Joliette (887 $), Drummondville (848 $), Rimouski (873 $), Sorel-Tracy (825 $). Sans surprise, la majorité de ces municipalités ont des taux d’inoccupation très faibles, tout particulièrement pour les grands logements.

La publication de ces données a été l’occasion pour le RCLALQ et la coordonnatrice de Loge M’entraide, Sonia Côté, de réclamer certaines mesures de contrôle du prix des loyers et la tenue d’un registre des loyers. Ce registre permettrait aux nouveaux locataires de connaître l’ancien coût du loyer pour éviter que les propriétaires augmentent le coût des loyers indûment en omettant d’inscrire ou en falsifiant les chiffres devant apparaître à la section G des baux.

Pour ce qui est de l’instauration d’un contrôle obligatoire et universel des loyers, il vise à retirer le fardeau du refus d’une augmentation de loyer des épaules des locataires. Actuellement, si un locataire ne s’oppose pas à une augmentation de loyer abusive, elle est légale.