Des prestations «insuffisantes»

Le Collectif pour un Québec sans pauvreté Saguenay-Lac-Saint-Jean profite du 50e anniversaire de l’aide sociale pour dénoncer les prestations offertes, qui sont « insuffisantes », et la « complexité d’accès » aux programmes d’aide de dernier recours.

« En 1969, le chèque d’aide sociale pour les personnes âgées de plus de 30 ans était de 217 $ par mois. Aujourd’hui, si l’on avait indexé ce montant chaque année au même taux que les différents régimes de pension (RRQ, CSST, Pension du Canada), le chèque serait de 1299,87 $ par mois au lieu de 669,00 $ », dénonce le Collectif par voie de communiqué.

Ce dernier soutient que les prestations ne permettent de couvrir que 42 % des besoins liés à l’indicateur de la mesure du panier de consommation (MPC) qui était estimé à 18 335 $ en 2018. Il s’agit des besoins de base reconnus par le gouvernement du Québec, soit les vêtements, la nourriture, le logement et le transport, explique le Collectif. La couverture des besoins de base atteint 51 % quand on y ajoute différentes mesures fiscales comme le crédit d’impôt pour solidarité et le crédit pour la TPS.

« La nette insuffisance des prestations pour assurer la couverture des besoins de base vient contredire le principe même du programme d’aide sociale qui est d’accorder à la personne ayant peu ou pas de revenus une aide financière pour assurer sa subsistance. Oui, la Loi de l’aide sociale a introduit un droit universel, mais depuis 50 ans, l’État impose des restrictions diverses à ce droit et n’a jamais assuré la couverture des besoins de base aux personnes assistées sociales », poursuit le communiqué, rappelant que « l’aide sociale est un droit ».