Michel Vézina, actionnaire de Fuji Batteries Canada, et Carl Bouchard, directeur de financement de la division www.MaCampagneDeFinancement.com, ont présenté le produit aux médias, lundi matin, à Jonquière.

Des piles écologiques distribuées au Canada à partir de Jonquière

Des piles écologiques sont maintenant distribuées au Canada à partir de Saguenay. Fuji Batteries Canada, qui propose des piles ne contenant pas de métaux lourds, a installé son siège social à Jonquière, créant une dizaine d’emplois.

Les piles Fuji EnviroMax se retrouvent sur certaines tablettes de la région depuis quatre ans puisque des tests auprès de la clientèle ont eu lieu au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Aujourd’hui, le produit est officiellement lancé et commercialisé à la grandeur du pays grâce à une entreprise saguenéenne.

« On vous présente la nouvelle génération de piles au Canada qui ne sont pas nocives pour l’environnement. C’est une solution écologique et durable à la portée de tous pour régler un problème grave, affirme Michel Vézina, actionnaire de la compagnie. Les gouvernements, les détaillants, les consommateurs et les distributeurs demandent des produits environnementaux et socialement acceptables. Selon des études, 95 % des gens veulent acheter plus vert. »

La pile est composée de plus de 93 % de matériaux recyclés et recyclables. Le carton d’emballage des piles Fuji EnviroMax est recyclé et la coque transparente qui retient les piles est fabriquée à 100 % de plastique PET, un plastique neutre pour l’environnement et recyclable. 

« Toutes les autres compagnies utilisent du PVC, le matériau identifié comme le plus dangereux par Greenpeace, affirme Michel Vézina. C’est d’ailleurs les seules piles dont l’emballage mentionne qu’elles sont sécuritaires pour les sites d’enfouissement. »

Les piles ne contiennent pas de mercure, de cadmium, ni de plastique. Elles sont aussi produites dans des usines écorespectueuses.

La pile fabriquée dans des usines de l’Indonésie, de la Chine et du Japon, est apparue sur les tablettes des États-Unis en 2009. Actuellement, elle est notamment vendue en Australie et au Japon. Au Canada, toutes les commandes passent par Jonquière. Les piles sont disponibles dans les quincailleries et les épiceries. 

Michel Vézina assure qu’en plus d’avoir un impact minimal sur l’environnement, les piles sont aussi efficaces que les autres produits offerts. « Les piles ont une puissance égale ou supérieure à la compétition, assure-t-il. On est confiant que la population va faire le bon choix à l’avenir en sachant que ce produit est disponible. »

Elles sont aussi vendues à prix comparable (4,49 $ pour un emballage de quatre piles AA).

L’entreprise emploie actuellement 10 personnes. Michel Vézina estime que ce nombre devrait doubler au cours des années à venir. 

Le produit est d’ailleurs disponible pour des campagnes de financement. « C’est un produit très intéressant pour les organismes qui dégagent 50 % de profits. C’est rentable, facile à vendre, original, écologique et utile. »

Sylvain Gaudreault se réjouit

Le député de Jonquière et porte-parole de l’opposition officielle en matière de développement durable, d’environnement et développement des régions, Sylvain Gaudreault, se réjouit de l’implantation de l’entreprise de distribution à Jonquière. 

« C’est excellent qu’une entreprise de Jonquière soit accréditée pour distribuer le produit au Canada. »

Il profite toutefois de l’occasion pour affirmer que le gouvernement doit se doter de processus d’approvisionnement écologique. 

« Le gouvernement n’a pas de politique d’acquisition qui tient compte de l’empreinte écologique. On fonctionne par appels d’offres en choisissant le plus bas soumissionnaire. Il faudrait aussi tenir compte d’autres facteurs. C’est un exemple de produit qui démontre que le gouvernement aurait avantage à revoir ses règles d’approvisionnement. »