Valérie Arseneault, Dominic Perron, Caroline Bouchard et Laval Boulianne ont discuté d’entrepreneuriat, jeudi, au Delta, dans le cadre d’un brunch organisé par la chambre de commerce.

Des parcours d’entrepreneurs présentés

Quatre entrepreneurs dans l’âme ont présenté leur parcours, jeudi, et ont expliqué « qu’il ne faut pas demander à une personne qui n’est pas entrepreneure de comprendre ». Parce que les nombreuses heures passées au travail, les risques monétaires et le stress sont monnaie courante pour quiconque souhaite être à la tête d’une entreprise.

Valérie Arseneault (La Fabrik), Laval Boulianne (Mercedez-Benz et le Delta, en outre), Caroline Bouchard (Marché centre-ville) et Dominic Perron (Ferme R. M. Perron et fils) ont parlé de leur vie et partagé leurs connaissances, dans le cadre du brunch de Noël de la Chambre de commerce et d’industrie Saguenay-Le Fjord. 

« Les gens qui nous découragent ne le font pas pour les mauvaises raisons. Mes parents, par exemple, ne voulaient pas que j’arrête mon baccalauréat. Ils voulaient que j’aie un emploi plus stable. (...) J’ai lancé mon entreprise à 19 ans, explique Valérie Arseneault. Je travaillais chez Omer DeSerres dans la section des perles. Des gens me demandaient s’il existait des cours d’artisanat pour faire des perles. Il n’y avait personne. ‘‘Ça va être moi ! ’’ J’ai mis une affiche sur le babillard et je faisais ça dans le sous-sol de ma tante. Je ne savais pas que j’étais en train de me lancer en affaires. Je pensais que j’étais juste une artiste. À mon premier cours, il y avait deux de mes tantes et ma mère ! »

Aujourd’hui, les bijoux de Valérie sont vendus dans tous les magasins Simons du Canada et dans une quarantaine de points de vente.

Pas dans les plans

Les débuts ont aussi été difficiles pour Caroline Bouchard, du Marché centre-ville. Celle qui a possédé un total de huit entreprises n’était pas dans les plans de ses parents, pour la reprise du marché. 

« Mon père voulait vendre à mes deux frères. Ça ne leur tentait pas. Il a dit : ‘‘Bon, alors je vais vendre à un étranger ! ’’ Mais moi, j’étais là ! Je voulais acheter. Il a essayé de me décourager. Moi, je voyais le côté positif. »

Laval Boulianne, qui a aujourd’hui 750 employés aux quatre coins de la région, a commencé sa passion pour l’entrepreneuriat en jouant au Monopoly ! 

« Quand j’avais 14-15 ans, je préférais ça aux sports. Quand j’achète un hôtel, c’est comme à l’époque. Là, j’ai réussi à en avoir trois ! »

M. Boulianne a travaillé chez AbitibiPrice pendant sept ans avant de réaliser que sa fibre entrepreneuriale était trop forte. 

« Ça m’ennuyait de ‘‘puncher’’. J’ai tout hypothéqué et j’ai acheté des journaux et même une discothèque. Je n’ai jamais arrêté depuis. »

Affaires et famille

Il a aussi été question d’immigration, de relève, de famille et de qualité de vie. « Est-ce plus dur, en 2017, pour une femme, d’être entrepreneure ? », a demandé Éric Dufour, faisant allusion à toutes les tâches connexes de la vie qui s’ajoutent à celles d’un entrepreneur. 

« À ce que je sache, ce n’est pas une tâche de femme que d’aller à l’épicerie ! », a répondu du tac au tac Valérie Arseneault.

Au cours des deux dernières années, Danièle Henkel et Julie Snyder étaient les entrepreneures-conférencières pour le brunch de Noël. La Chambre avait décidé de se tourner vers des modèles régionaux, cette année.