Métal Art Soudure, de Canton-Tremblay, a développé une nouvelle génération de flèches d’abattage du même type que celle illustrée. Elle entend mettre en marché la machinerie dans les prochains mois.

Des flèches d’abatteuses nouvelle génération

Deux entreprises saguenéennes, Métal Art Soudure (MAS), de Canton-Tremblay, et Industrie PHD, de Chicoutimi, font alliance et se préparent à lancer une nouvelle génération de flèches d’abatteuses multifonctionnelles. L’objectif est d’améliorer leur fabrication en vue de leur exportation vers l’Ontario et l’Ouest canadien.

En entrevue à l’atelier d’usinage MAS, situé sur la route Villeneuve, Stéphane Corneau et son associée Stéphanie Tremblay, accompagnés de Nicolas Desmeules, de PHD, œuvrant dans la conception, le pliage et la coupe de métaux, ont expliqué que depuis 1993, les frères Dionne, de Saint-Honoré, ont fait preuve d’ingéniosité en mettant au point des flèches d’abatteuses télescopiques formées trois de tubes d’acier de fort calibre variant de 17 à 20 pieds chacune. Les flèches ainsi assemblées permettent l’abattage d’arbres dans un rayon de 38 pieds. C’est ainsi qu’une abatteuse multifonctionnelle peut ouvrir en forêt une tranchée de 76 pieds de largeur. 

Cette première génération a fait ses preuves dans la région puisque depuis 1993, une centaine de flèches de première génération ont été produites chez MAS. Certaines sont encore fonctionnelles après des milliers d’heures de travail. 

« Au cours de la dernière année, nous avons travaillé à améliorer la flèche en éliminant certaines pièces mécaniques et en modifiant nos méthodes de fabrication afin de rendre l’équipement exportable », explique M. Corneau.

C’est ainsi qu’en association avec PHD, MAS prévoit fabriquer les pièces d’acier des flèches par découpage au plasma relié par ordinateur, ce qui assure une production standard, uniforme et précise. « Avant, on procédait au découpage à la mitaine en se basant sur des modèles de carton, ce qui faisait qu’aucune pièce n’était pareille », ajoute M. Corneau.

L’élimination de cylindres en mouvement, une meilleure répartition du poids de la flèche sur la machine et le fait que moins de mouvements de la machine soient nécessaires aux opérations forestières permettent des économies de cinq litres à l’heure de carburant, ce qui peut représenter une économie variant entre 20 000 $ et 36 000 $ par année d’opération, selon les prévisions du fabricant. 

Au cours des prochaines semaines, MAS et PHD travailleront à mettre au point un prototype de la nouvelle flèche avec la volonté de recruter un entrepreneur forestier désireux d’expérimenter la nouvelle machinerie.