Tommy Plourde, superviseur en automation, avec les étudiants Enrique Garcia, Cedrik Tremblay, Michael Audet, Hugo McNicoll, Gabriel Brassard et Rémi Asselin, responsable des ressources humaines.

Des étudiants à l’usine

Une trentaine d’étudiants du Cégep de Jonquière se sont rendus à Chapais pour participer à une visite industrielle de la scierie Barrette-Chapais, le mercredi 21 novembre. Le but de l’entreprise : séduire les futurs diplômés pour remplir ses besoins de main-d’œuvre.

« On n’attend pas les CV, on va vers les gens », lance Benoit Barrette, conscient que la main-d’œuvre spécialisée est prisée par tous les employeurs. « Et particulièrement quand on parle des besoins en électromécanique », ajoute Rémi Asselin, responsable des ressources humaines pour Barrette-Chapais. La demande est si grande que la moitié des entreprises désireuses ne peuvent même pas obtenir de stagiaires.

Comme il n’est pas toujours facile de convaincre des jeunes de venir s’installer en région éloignée, l’entreprise tient à démontrer son savoir-faire unique qui a fait sa renommée. « On a une équipe hyperspécialisée qui est toujours en train de réinventer de nouvelles techniques pour s’améliorer », soutient Benoit Barrette.

C’est pourquoi une trentaine d’étudiants en technique d’électronique industrielle et en génie mécanique sont venus visiter la plus grosse usine de sciage au Québec. « C’est impressionnant de voir à quel point c’est grand et c’est propre », note Michael Audet, un étudiant en électronique industrielle. Pour Enrique Garcia, un natif du Mexique qui complète sa deuxième technique en sol québécois, c’est plutôt la vitesse de production, la quantité et la qualité des senseurs qui l’ont marqué.

Pour Rémi Asselin, l’important est de semer une graine pour leur faire voir tout le potentiel du secteur, et surtout de son usine, car les besoins de recrutement sont constants au sein d’une grande équipe comme celle de Barrette-Chapais. « On est habitués de former les gens à l’interne, mais on préfère toujours quand on peut embaucher des jeunes qui sont déjà spécialisés », conclut-il.