Des commerçants de la région consultés par le Panier bleu

Myriam Gauthier, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Myriam Gauthier, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Le Quotidien
Une dizaine de commerçants du Saguenay-Lac-Saint-Jean ont participé cette semaine à une tournée régionale menée par le Panier bleu en prévision de ses chantiers de réflexion sur le commerce de détail.

L’organisation du Panier bleu a pris le pouls de commerçants régionaux dans le cadre de groupes de discussion virtuels organisés dans différentes régions. Une quarantaine de commerçants ont participé au total à cette tournée des régions.

Au Saguenay-Lac-Saint-Jean, les entreprises Chlorophylle, à Chicoutimi, Décoration Brassard, située Jonquière et La Boucannerie d’Henri, de La Baie, ont participé à la rencontre. Des commerces du secteur de l’alimentation, vendant des articles de beauté ou des objets d’art y ont également participé.

La contribution des commerçants régionaux permettra d’aiguiller les travaux des huit grands chantiers de réflexion dirigés par le Panier bleu. Ces chantiers sur l’avenir du commerce de détail, annoncés au début du mois de juin, visent à orchestrer un rattrapage numérique dans le secteur.

« L’idée, c’était d’aller chercher de l’information à travers ces groupes de discussion là pour la donner aux gens qui font partie des comités de réflexion », a expliqué Alain Dumas, directeur général du Panier Bleu, en entrevue avec Le Quotidien.

Les responsables du répertoire en ligne, lancé pendant la pandémie afin de soutenir l’achat local au Québec, voulaient ainsi rejoindre un plus grand nombre de détaillants.

Ces commerçants pourront être consultés de nouveau pendant le travail des équipes des chantiers de réflexion. Ce premier tour d’horizon a permis de constater que les enjeux soulevés ne sont pas nécessairement reliés directement au territoire.

« On s’est aperçu que souvent, les enjeux étaient plus reliés aux tailles et aux secteurs, qu’à l’aspect géographique », a souligné M. Dumas.

Réseautage de petites entreprises

Les groupes de discussion ont également permis aux entrepreneurs de réseauter. Plusieurs propriétaires de petites entreprises ont vécu la crise seuls, tenant leur entreprise à bout de bras, tout en tentant de développer leurs ventes en ligne.

« À mon avis, ça explique un peu probablement notre retard québécois sur le commerce électronique, a-t-il avancé. On est une économie axée beaucoup sur la petite entreprise, ce qui fait souvent que les investissements sont moins élevés. » Le développement par petits projets aurait aussi son impact.

Les grands chantiers débuteront leurs travaux la semaine prochaine dans le but de livrer un rapport et une feuille de route à l’automne.