Des acheteurs immobiliers confiants et des vendeurs plus pessimistes au Saguenay-Lac-Saint-Jean

Des acheteurs plus confiants de respecter leur budget et qui préfèrent attendre la bonne maison et des vendeurs qui sont moins confiants d’obtenir le prix demandé, voilà les tendances qui démarquent le marché immobilier du Saguenay-Lac-Saint-Jean comparativement au reste du Québec. C’est ce qu’a dévoilé le plus récent sondage organisé par le réseau immobilier RE/MAX.

En effet, l’entreprise a sondé 1400 résidants, de six régions du Québec, afin de connaître leurs intentions concernant la vente ou l’achat d’une propriété. « Le sondage vise à connaître la population et ses besoins, de voir où ce qu’elle s’en va afin d’offrir les services en conséquence », a expliqué Ève Gagnon, courtière immobilière de RE/MAX Énergie à Jonquière.

Pas moins de 86 % des acheteurs de la région croient qu’ils respecteront leur budget, comparativement à 78 % du côté des acheteurs de la RMR de Montréal. « Peut-être que le fait que les propriétés sont moins dispendieuses dans cette région encourage les acheteurs du Saguenay-Lac-Saint-Jean à être plus confiants que le reste du Québec de respecter leur budget », a-t-elle commenté.

Près de 70 % des acheteurs du Saguenay-Lac-Saint-Jean ont aussi répondu qu’ils étaient prêts à retarder l’achat de leur demeure, si tous leurs critères ne sont pas respectés, la moyenne provinciale étant de 58 %. Plus d’acheteurs pensent également à l’achat d’une propriété en campagne (32 %), comparativement au reste de la province (21 %).

Vendeurs plus pessimistes

De leur côté, les vendeurs semblent moins confiants d’obtenir le prix demandé lors de la vente de leur propriété. « La valeur des maisons a fortement augmenté, au cours des 10 dernières années, et dans les ventes plus récentes, la hausse était moindre. C’est ce qui fait que si quelqu’un souhaitait vendre plus cher la maison qu’il a achetée il y a trois ans, il ne pourrait pas avoir une différence considérable dans le prix », a expliqué la spécialiste. 61 % des vendeurs ont répondu être confiants de recevoir le prix demandé dans la région comparativement aux vendeurs de la RMR de Montréal (85 %), de Trois-Rivières, Drummondville (83 %) et Gatineau (87 %).

Autre fait saillant, 45 % des gens qui vendent leur propriété dans la région ont admis vouloir un terrain plus petit. C’est la proportion la plus élevée de toutes les régions sondées.

Un printemps plus tranquille

Si, depuis 10 ans, la courtière immobilière connaissait son meilleur début d’année en 2020, la COVID-19 a bien sûr ralenti les ardeurs de plusieurs acheteurs et vendeurs. Malgré la pandémie, le marché recommence tranquillement à reprendre.

« Les premiers acheteurs sont encore beaucoup au rendez-vous et la vente de maisons secondaires et de propriétés au bord de l’eau se fait encore beaucoup. Les gens ont réalisé qu’ils avaient envie de ça », a continué Mme Gagnon, notant au passage que le marché actuel était particulièrement avantageux pour les premiers acheteurs.

Les conséquences du coronavirus pourront être calculées lors de la deuxième phase du sondage, prévue à l’automne 2020.