Dépôt à l'AEIC: une autre étape pour Gazoduc

L’Agence d’évaluation d’impact du Canada (AEIC) a accepté une description initiale du projet Gazoduq, une conduite de transport de gaz naturel d’environ 780 kilomètres de long, située entre le nord-est de l’Ontario et Saguenay. Ainsi, une période de réception de commentaires du public et des peuples autochtones s’ouvre jusqu’au 12 novembre. Par communiqué, l’entreprise s’est dite heureuse de franchir cette étape.

« Nous sommes fiers de notre projet et de la rigueur de la démarche que nous avons mise en place pour l’améliorer. Nous poursuivons notre démarche de consultation en continu dans le but de bonifier notre projet en tenant compte des préoccupations des communautés autochtones et locales. Le projet Gazoduq sera conçu, construit et opéré dans le respect de toutes les lois et réglementations applicables », a déclaré par voie de communiqué Louis Bergeron, président de Gazoduq.

Ainsi, l’AEIC invite le public et les peuples autochtones à examiner le résumé de la description initiale du projet et à formuler des commentaires sur le projet. Les commentaires reçus appuieront l’Agence dans la préparation d’un résumé des enjeux. Dès qu’elle aura accompli ce travail, elle présentera le résumé des enjeux au promoteur.

Le résumé du document du promoteur est accessible sur le site Internet de l’AEIC (canada.ca/aeic). Cette dernière remplace l’ancienne Agence canadienne d’évaluation environnementale (ACEE), depuis l’entrée en vigueur le 28 août 2019 de la Loi sur l’évaluation d’impact.

Aux prochaines étapes, Gazoduq fournira à l’Agence une description détaillée du projet, qui comprendra une réponse au résumé des enjeux. En vertu de la loi, l’évaluation des projets désignés comprenant des activités concrètes régies par la Loi sur la Régie canadienne de l’énergie, comme la construction d’une conduite de transport de gaz naturel interprovincial, doit être effectuée au moyen d’une évaluation d’impact intégrée réalisée par une commission d’examen, indique le communiqué de l’agence.

La conduite souterraine s’étendrait sur 780 kilomètres, soit le trait mauve sur la carte.

L’entreprise consultera aussi

Selon Gazoduq, « la description initiale de projet vient témoigner du sérieux et de la rigueur qui se trouvent au coeur des valeurs de Gazoduq et de sa démarche réglementaire ».

Rappelons que l’entreprise a récemment confirmé qu’elle poursuivrait au cours des prochaines semaines ses activités de consultation publique afin de bonifier le projet. Gazoduq consultera notamment les organismes régionaux d’intervention dès cet automne sur le thème de la sécurité et de l’intégrité des structures afin de mettre au point ses plans de mesures d’urgence.

Le gaz naturel servira à alimenter le projet d’usine de liquéfaction de gaz naturel, Énergie Saguenay mené par GNL Québec, au port de Grande-Anse. Les deux projets sont donc évalués séparément. Des demandes avaient été faites auprès de Québec pour que le total de l’impact environnemental soit pris en compte, de l’extraction jusqu’au transport, mais elles ont été refusées.

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DES IMPACTS SUR LA FAUNE DÉTAILLÉS

Dans sa description initiale de projet, Gazoduq dresse la liste des impacts potentiels sur les animaux, notamment les poissons et les oiseaux migrateurs.

« Les travaux de construction entraîneront des changements éventuels à l’habitat des oiseaux migrateurs, lesquels pourraient s’étendre à la phase opérationnelle du projet. En effet, le défrichement de la végétation perturbera l’habitat des oiseaux pendant toute la durée des travaux de construction. Toutefois, la végétation naturelle reprendra rapidement la place qui était la sienne après la mise en service du gazoduc », est-il écrit dans le document déposé auprès de l’Agence d’évaluation d’impact du Canada (AEIC).

Il est aussi indiqué que, pour les poissons et les espèces aquatiques, un « risque de mortalité accrue peut être attribuable à des causes directes durant les activités de construction en eau ». Des causes indirectes, telles que le bruit et des vibrations, sont aussi mentionnées.