L’ancienne usine de Graphic Packaging, à Jonquière, pourrait être démolie dans le courant de la présente année, selon un plan de réhabilitation du site qu’a déposé l’entreprise lundi à la direction régionale du ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques.

Démolition possible cet été

L’usine en décrépitude de Graphic Packaging pourrait disparaître du paysage jonquiérois à l’été 2018, en vertu du plan de réhabilitation du site qu’a déposé l’entreprise lundi à la direction régionale du ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC).

Cette information a été transmise par le ministère au bureau du député péquiste Sylvain Gaudreault. Ce dernier s’est montré satisfait de la tournure des événements qui pourraient être le prélude au recyclage du site industriel.

C’est Graphic Packaging qui a déposé le plan, car c’est l’entreprise qui a été le dernier exploitant de l’ancienne cartonnerie Cascades, qui a été par la suite vendue à Bay Shore.

D’après un document du MDDELCC, «le plan de réhabilitation, accompagné d’un calendrier d’exécution, doit être transmis au ministre pour approbation avant le début des travaux sur le terrain.»

Selon les informations transmises, Graphic Packaging a été en mesure de respecter enfin son engagement de fournir l’étude de caractérisation qui, à l’origine, était attendue pour le 18 août dernier. Rappelons qu’une extension de délai avait été demandée une nouvelle fois, ce qui avait déçu et mis en colère M. Gaudreault en raison de la dérogation à l’article 31.51 de la Loi sur la qualité de l’environnement qui prévoit un délai maximum de 18 mois.

Promotion du site
En entrevue, M. Gaudreault a déclaré que la démolition pave éventuellement la voie à Saguenay pour faire la promotion du site auprès d’investisseurs éventuels puisque le site est desservi par des installations électriques de forte puissance en plus d’avoir la capacité de recevoir des camions lourds.

M. Gaudreault affirme que Bay Shore est délinquante à plusieurs niveaux puisqu’elle a négligé de payer ses taxes foncières, laissant une facture impayée de 750 000 $ à Saguenay sans compter le délaissement des installations et l’accès à tous. Il en a résulté le déclenchement d’une dizaine d’incendies ainsi que le décès d’un travailleur en mars 2017.