De plus en plus de femmes sur le marché du travail au Saguenay–Lac-Saint-Jean

La présence des femmes sur le marché du travail s’est grandement accrue, au cours des dernières années, au Saguenay–Lac-Saint-Jean. Elles sont aujourd’hui 75 % chez les 15 à 64 ans à occuper un emploi, comparativement à 48 % il y a 30 ans.

La directrice régionale de Services Québec, Lison Rhéaume, explique que la scolarisation des femmes a eu un impact important dans leur accès au marché du travail.

Selon elle, la différence entre les femmes et les hommes détenant un diplôme d’études collégiales ou un diplôme universitaire n’est que d’un pour cent.

L’écart est cependant plus important chez les groupes moins scolarisés, soit pour ceux ayant un diplôme d’études secondaires. Les femmes occupent un emploi à 57 %, comparativement à 71 % pour les hommes, selon des données fournies par Mme Rhéaume.

Cette dernière tient à rappeler aux employeurs que les femmes sont de plus en plus présentes dans des emplois habituellement occupés par des hommes. Ça vaut donc la peine, selon elle, d’adapter les installations comme les douches ou encore la conciliation avec les collègues de travail. « Il faut préparer le milieu de travail », précise-t-elle.

L’écart est cependant marqué pour la main-d’oeuvre plus âgée. Chez les 55-64 ans, les hommes sont plus nombreux que les femmes à occuper un emploi, soit à 64 %, contre 50 % pour les femmes.

Taux de chômage

Le taux de chômage a connu une légère hausse, au cours du dernier mois, dans la région, passant de 5,8 % en janvier à 6,2 % en février. Selon l’économiste Marc Tremblay, il ne s’agit pas d’une mauvaise nouvelle. Ça signifie plutôt que le taux d’activité, soit les gens à la recherche d’un emploi, est à la hausse, et non le nombre de personnes qui reçoivent des prestations.

Lison Rhéaume abonde dans le même sens. Selon elle, cela montre que les gens font confiance au marché et y reviennent. Et elle incite les gens à le faire, notamment en faisant appel à Services Québec, qui offre des conseils.

« L’accès à la formation est de plus en plus facile pour améliorer ses compétences. Investir douze mois en formation peut faire toute la différence », assure-t-elle.

Mais attention, prévient M. Tremblay. Il faut toujours être prudents avec les données mensuelles, explique-t-il, puisque la marge d’erreur est assez importante.