La nouvelle plinthe développée par l’Almatois Sylvain Laberge permet à la fois de préchauffer l’eau destinée au chauffe-eau et l’air d’une résidence.

De l’aide pour tester son idée

L’inventeur almatois Sylvain Laberge lance un appel aux techniciens et ingénieurs de la région afin de l’aider à peaufiner l’invention sur laquelle il travaille depuis une dizaine d’années, soit le système Économio, un dispositif de préchauffage passif de l’eau à l’aide des plinthes de chauffage résidentiel.

L’opérateur de machinerie lourde demeurant sur le chemin du Lac Sophie mentionne en début d’entrevue que son petit côté « patenteux » l’a incité à réfléchir sur la façon d’abaisser sa facture annuelle d’électricité.

Sa réflexion l’a amené à tenter de réduire sa consommation en s’attaquant au chauffage de l’eau nécessaire à la consommation humaine, au lavage, à l’hygiène personnelle, etc. Le chauffe-eau représente annuellement 20 % de la facture d’électricité d’une résidence, selon les données fournies par Hydro-Québec.

En approfondissant davantage, M. Laberge s’est dit qu’on pourrait développer un nouveau type de plinthe de chauffage électrique dans laquelle on pourrait emmagasiner une certaine quantité d’eau afin de la préchauffer avant d’être dirigée au chauffe-eau. « Dans une maison, il est rare qu’on utilise l’eau chaude en continu. Les plinthes de chauffage de l’air fonctionnent tout le temps, ce qui permet d’utiliser la même énergie pour préchauffer l’eau emmagasinée pendant qu’elle ne circule pas », explique-t-il. Il croit qu’ainsi, une suite de plinthes de chauffage de l’eau et de l’air connectées en série d’une pièce à l’autre de la maison à l’aide d’un tuyau de plastique de type Pex permet de préchauffer une assez grande quantité d’eau avant qu’elle entre dans le chauffe-eau pour réaliser des économies importantes.

Sylvain Laberge exhibe les deux brevets qu’il a déposés pour protéger son système de chauffage.

Dix ans de travail

Le travail accompli depuis 10 ans a consisté à développer le nouveau système de plinthes de chauffage qui utilise deux tuyaux d’aluminium ronds dans lesquels sont insérés des tuyaux d’acier inoxydable carrés contenant l’eau. « J’ai essayé de fabriquer les plinthes avec différents métaux comme le cuivre et l’aluminium, mais ces matériaux ne vont pas ensemble, ce qui n’est pas le cas pour l’acier inoxydable et l’aluminium ».

Outre le fait d’utiliser la même quantité d’énergie pour le chauffage de l’eau et de l’air, M. Laberge affirme que son système est sécuritaire puisqu’il n’est pas sous pression, l’eau n’étant jamais capable d’atteindre le point d’ébullition. À la différence d’un système de calorifère traditionnel, aucun système central de chauffage n’est utilisé.

L’inventeur a exhibé les brevets protégeant son invention au Canada et aux États-Unis ainsi que dans un certain nombre de pays après avoir investi 50 000 $ en recherche et développement.

Sa confiance en son nouveau système de chauffage est assez grande pour l’avoir installé à l’intérieur de sa propre résidence depuis le début de l’automne, servant ainsi de banc d’essai.

Même si le travail est assez avancé, M. Laberge avoue qu’à cette étape-ci, il a besoin d’une aide extérieure de la part de professionnels afin de réaliser des études qui permettraient, entre autres, de calculer la quantité d’énergie économisée et de justifier une utilisation sur une base économique et d’en arriver à une certification.

Est-ce que le système développé sera un jour commercialisé ? Seuls le temps et le travail à réaliser permettront de le déterminer.