Le maire de Saint-Honoré, Bruno Tremblay (au centre), était bien fier de présenter l’étude de potentiel commercial réalisée par Pethel consultants en compagnie de son président, Jean-Pierre Pethel (à gauche), et de son directeur général, Francis Leblanc.

De la place pour de nouveaux commerces à Saint-Honoré

En pleine croissance démographique, la Ville de Saint-Honoré a désormais en main une étude qui détaille les domaines commerciaux où pourraient investir des gens d’affaires.

L’étude réalisée par Pethel consultants, une firme de Dunham, dans les Cantons-de-l’Est, a été présentée mercredi soir devant une cinquantaine de citoyens, gens d’affaires et partenaires de la municipalité.

« À partir de demain matin, il y a beaucoup de promoteurs qui vont demander l’étude. Mais la population et nos invités devaient le savoir avant », a raconté aux gens présents le maire de Saint-Honoré, Bruno Tremblay, lors de la période de questions de l’événement qui s’est tenu au centre récréatif. Il a mentionné que des gens d’affaires lui avaient déjà demandé l’étude avant son dévoilement.

Les consultants ont analysé le marché potentiel pour tous les types de commerce, en se basant sur les populations de Saint-Honoré et de Saint-David-de-Falardeau en y ajoutant les villégiateurs. Il a aussi été établi que 200 000 visiteurs annuels passent par le centre de la municipalité, le secteur étant considéré un point de transit majeur vers les activités de villégiature plus au nord.

L’étude a été présentée mercredi soir devant une cinquantaine de citoyens, gens d’affaires et partenaires de Saint-Honoré.

La donnée principale qui en ressort est que l’offre actuelle ne répond qu’à une fraction de la demande. « L’offre commerciale présente couvre seulement 29 %, ce qui est faible. C’est normal ainsi qu’il y ait des fuites commerciales », a expliqué Francis Leblanc, le directeur général de la firme.

Grâce à des calculs standards, il en est venu à la conclusion que l’offre actuelle laissait place à encore 17 000 pieds carrés pour une épicerie et près de 12 000 pour de la restauration. Il y aurait également un marché pour une superficie additionnelle de 33 000 pieds carrés pour des magasins de marchandises diverses. « Près de 34 000, c’est énorme. Ça peut être un Canadian Tire, un Hart ou un Korvette », a-t-il donné comme exemple.

Francis Leblanc a également ciblé un autre domaine où des lacunes persistent actuellement. « Pour les cliniques, il y a énormément de potentiel. En ce moment la concurrence est faible et la population est grandissante », a-t-il enchaîné. Il y aurait selon lui de la place pour au moins une autre clinique dentaire, médicale, de la vue ou vétérinaire.

L’étude a aussi porté sur des biens à consommation moins immédiate, comme de l’ameublement et des électroménagers. L’offre actuelle ne répond qu’à 0,3 % de la demande pour ce qui est des biens et services qualifiés de réfléchis, à savoir que la décision d’achat se prend sur un certain temps. « Mais il y a une offre complète à Chicoutimi. Il faut trouver le bon produit pour le marché », a dit encore le consultant.

Le maire Tremblay a cité en exemple la quincaillerie BMR, la plus grande surface commerciale à Saint-Honoré. Il croit qu’elle attire des résidants de Saguenay vers sa municipalité. Toutefois, le consultant a expliqué que l’étude était basée uniquement sur les personnes qui passent actuellement par Saint-Honoré, en reconnaissant que ce n’est pas un mouvement naturel des résidants des plus grands centres de s’éloigner pour se procurer des biens disponibles en plus grand nombre vers le milieu de l’agglomération.