De la biomasse pour fabriquer des pansements

Le Centre écologique de Saint-Félicien pourrait accueillir une entreprise de haute technologie du domaine biomédical. Des pourparlers sont en cours entre l’entreprise Axcelon Biopolymers Corp, qui veut s’y établir, et la Ville.

La compagnie avait d’abord souhaité s’installer à cet endroit puis s’était ravisée. Voilà qu’elle considère de nouveau «qu’il s’agirait du meilleur scénario envisageable», malgré le fait que le raccordement du bâtiment à l’eau chaude, nécessaire à la fabrication de ses pansements Nanoderm, «est trop coûteux pour la Ville». 

Elle envisageait de construire de toutes nouvelles installations près de l’usine de cogénération Greenleaf afin d’utiliser ses rejets, mais après réflexion, les dépenses auraient été trop importantes. 

Solution

Axcelon Biopolymers Corp souhaite dorénavant produire de la biomasse pour alimenter ses procédés de fabrication de pansements biomédicaux. 

Elle a tout récemment informé la municipalité de son intérêt pour cet emplacement. 

D’après Dino Mili, le président de la compagnie, ce n’est pas gagné d’avance puisqu’il y aurait d’autres promoteurs intéressés à utiliser les locaux du centre écologique.

«Il s’agirait de l’alternative la plus facile pour nous. Au fond, ce qu’il faudrait faire, c’est construire un bâtiment dans un bâtiment. Ce serait notre responsabilité de le faire, mais la municipalité nous aiderait à rafraîchir les infrastructures et à obtenir des subventions du ministère pour la conversion de biomasse en eau chaude», explique Dino Mili. 

Le complexe existant pourrait servir à abriter la première phase de ce grand projet, évaluée entre 8 et 10 millions $. La deuxième phase, qui dépend du succès de la vente du pansement, pourrait quant à elle atteindre entre 10 et 12 millions $. Cette dernière inclurait la construction d’autres bâtiments.  

Si la Ville accepte de loger l’usine au centre écologique, l’installation d’une petite chaudière, «un peu comme un gros poêle à bois sophistiqué», sera nécessaire pour y brûler la biomasse résiduelle.

Pour fabriquer ses pansements, qui «permettent aux plaies de guérir plus vite», l’entreprise a besoin d’eau chaude et de vapeur. Saint-Félicien avait au départ été ciblée en raison de la présence de l’usine de cogénération, de la fromagerie Perron de Saint-Prime et de l’usine de pâte de Produits forestiers Résolu.