Selon Nathalie Duperré, présidente du syndicat qui représente les éducatrices en CPE, les deux journées de grèves prévues vendredi et lundi sont toujours nécessaires.

CPE: les jours de grève maintenus

Les journées de grève prévues vendredi et lundi dans 24 des 28 centres de la petite enfance syndiqués à la CSN dans la région sont maintenues. Une ultime journée de négociation est prévue jeudi avec un groupe représentant 18 CPE, tandis que le représentant patronal des six autres a fait parvenir un document aux parents, aux éducatrices ainsi qu’au Quotidien affirmant qu’il ne restait que deux points en litige et qu’ils ont partiellement accepté.

Le document intitulé Tout près d’une entente : les faits sur la négociation indique que « jusqu’à maintenant, plusieurs rencontres de négociation au régional ont eu lieu au cours des 17 derniers mois. Ces rencontres ont permis de s’entendre sur la presque totalité des points dont, entre autres, le statu quo concernant les horaires de travail. Pour tous les points, il n’y a aucun recul dans les conditions des travailleuses », mentionne le document transmis par Steeves Jones, de Pro Gestion. Dans ce conflit, cette entreprise représente la partie patronale des CPE La Souris verte, Les Petits Cailloux, Les Trois Petits Pas, La Cajolerie et Les Trotineurs.

La présidente du Syndicat des travailleuses des centres de la petite enfance et des bureaux coordonnateurs du Saguenay-Lac-St-Jean-FSSS-CSN, Nathalie Duperré, a déploré la façon de faire des directions des CPE, soit de contacter directement les éducatrices sans passer par leur syndicat. « C’est assez particulier. Cette association patronale le fait depuis le début. Ils donnent de la désinformation », a-t-elle clamé.

Selon le document patronal, il ne resterait que deux points en litige, soit l’ajout d’une deuxième semaine de vacances fractionnable et un accès à la banque de temps pour les travailleuses en liste de rappel. Pour ce qui est de la deuxième semaine de vacances, « les directions ont accepté cette demande presque unique au Québec, à condition que les journées de congé de ces semaines soient prises à l’intérieur de périodes ciblées afin de ne pas nuire au bon fonctionnement des CPE », est-il écrit.

Selon la présidente syndicale, l’employeur refuse d’accorder des conditions qui ont été données ailleurs au Québec. « Ce qu’il a oublié de préciser c’est qu’il n’a toujours pas signé le protocole de négociation qui fait en sorte de s’engager à donner les clauses nationales », a-t-elle soutenu.