Le directeur général de la Coopérative Ferland-et-Boilleau, Éric Rousseau.

Coopérative Ferland-et-Boilleau prend le contrôle de Lignarex

Au cours des derniers jours, les consommateurs qui fréquentent les grandes quincailleries régionales ont pu remarquer la présence en entrepôt de lots de bois portant la signature de la Scierie Lignarex, le nouveau nom que porte depuis 2012 l’ancienne Scierie Gauthier, installée depuis plus de 100 ans sur les rives du Saguenay à La Baie.

Cette nouvelle signature est le fruit de transactions que vient de conclure, à la fin de février dernier, la Coopérative forestière Ferland-et-Boilleau, selon les explications fournies par son directeur général, Éric Rousseau.

En entrevue, ce dernier explique que la coopérative s’est portée acquéreur de 100 % des actions de la Scierie Lignarex dans laquelle étaient partenaires en différentes proportions le distributeur Careau Bois, Sylviculture Tramfor et Gaétan Vallée. 

Un nouveau partenaire s’ajoute avec la vente par la coopérative de 25 % des actions de Lignarex à Boscus, un distributeur de bois en gros qui alimente de grandes chaînes de quincailleries.

Parallèlement à cette première transaction réalisée, la Coopérative s’est assurée que son bois brut produit soit séché en devenant partenaire à 25 % de l’entreprise Alexandre Côté limitée de Scott, en Beauce, spécialisée dans le bois de clôture. Alexandre Côté est la propriété à 75 % de Boscus. 

Les opérations de rabotage, quant à elles, seront effectuées chez Bois Max inc., une entreprise de rabotage voisine qui, tout comme Alexandre Côté ltée, a accès au chemin de fer à destination des États-Unis. « À travers ces deux transactions, on réalise un effet miroir entre Boscus et la coopérative », explique le dirigeant.

M. Rousseau ajoute que ces nouveaux partenariats permettront à la Coopérative de tirer son épingle du jeu afin d’écouler les 50 millions de pied mesure de planche (PMP) qu’elle produit annuellement. « Ça va bien présentement dans le bois de sciage, mais ces transactions vont nous permettre d’établir notre plan d’affaires sur cinq ans et de nous préparer pour la prochaine crise qui va arriver assurément », conclut-il.