Pavex s’est associé à une firme inuite pour créer l’entreprise WG Pavex pour obtenir le contrat de réfection de la piste d’aéroport de Kuujjuaq, un contrat d’une valeur de 20 millions de dollars. Sur la photo, on voit la firme Pavex à l’oeuvre sur la piste de l’aéroport Dolbeau-Mistassini-Normandin-Saint-Félicien.

Contrat de 20 M$ à Kuujjuaq pour une entreprise de Saint-Félicien

Après avoir développé un savoir-faire dans le pavage de pistes d’aéroport en milieu isolé au cours des dernières années, l’entreprise félicinoise Pavex vient de décrocher un contrat de plus de 20 millions de dollars pour refaire la piste de l’aéroport de Kuujjuaq, en partenariat avec une entreprise inuite.

« On a développé une belle expertise avec Transport Canada pour faire ce genre de contrat », remarque Martin Demers, directeur général de Pavex, avant d’ajouter qu’il faut être bien équipé pour faire de type de contrat. Par exemple, les équipements de pavage seront mobilisés à Kuujjuaq pendant deux ans pour réaliser ce contrat de plus de 20 millions de dollars.

« Il faut avoir assez d’équipement pour les envoyer sur place », remarque le DG, qui a toujours un projet spécial dans les cartons.

Au cours des dernières années, Pavex a eu l’occasion de parfaire son savoir-faire en réalisant des contrats de pavage dans les aéroports des Îles-de-la-Madeleine, de Havre-Saint-Pierre, de Schefferville, de Chibougamau et de Saint-Méthode. « On est spécialisé dans les aéroports éloignés des grands centres », ajoute Martin Demers, qui compte une centaine d’employés.

La force du groupe est également un atout, car Pavex est une filiale de Béton provincial, qui détient trois autres entreprises de pavage au Québec. « Pour des gros projets comme celui-là, on se regroupe à deux ou trois filiales pour le faire », dit-il.

Pour soumissionner sur un tel projet au Nunavik, l’entreprise a aussi dû trouver un partenaire inuit, Willie Gadbois, et ensemble, ils ont créé la co-entreprise WG Pavex.

Dans le cadre de tels mandats en régions isolées, le plus grand défi réside dans la planification, souligne Luc Ménard, directeur des opérations chez Pavex. « Tous les équipements doivent être envoyés sur une barge qui part le 15 juin, alors il ne faut rien oublier », dit-il. La préparation logistique doit être méticuleusement élaborée, car tout le matériel et le bitume doivent être envoyés par bateau.

L’équipement de Pavex arrivera à la mi-juillet à Kuujjuaq, moment où les opérations pourront commencer. Étant donné le climat rigoureux, les opérations se poursuivront jusqu’à la mi-septembre seulement, ajoute ce dernier. C’est pourquoi les travaux se poursuivront à l’été 2020, de juillet à septembre, pour compléter la piste d’aéroport. Au plus fort des travaux, 35 personnes seront mobilisées sur le chantier, dont une dizaine d’employés locaux.