Le scénario étudié vise à remplacer trois ou quatre chaudières en fonction depuis 1952 par des équipements plus petits alimentés par deux sources possibles, soit le gaz naturel et la biomasse.

Centrale de chauffage: nouvelle convention collective ratifiée

Devant un avenir qui s’annonce incertain, les sept employés membres du Syndicat de la centrale de chauffage, productrice de vapeur pour trois immeubles publics, ont ratifié un nouveau contrat de travail de courte durée le 10 juin dernier.

Le convention collective applicable pour les années 2018 et 2019 prendra fin en décembre prochain et comporte des hausses salariales de 1,75 % et 2 % respectivement.

En entrevue, Gilbert Gobeil, vice-président du syndicat rattaché au Syndicat du personnel paratechnique, a mentionné qu’il n’a fallu que quelques séances de négociations pour régler trois points principaux, soit la durée de la convention collective, les horaires de travail et les salaires.

Selon lui, le nouveau contrat de travail permet à l’employeur et aux employés de bénéficier de toute la latitude nécessaire dans le cadre d’un exercice visant à définir l’avenir de la centrale. « On nous avait annoncé une fermeture il y a quelques mois puis on nous a dit qu’il y avait d’autres avenues et scénarios possibles étudiés. On ne sait pas s’ils vont fermer », a déclaré M. Gobeil.

Ce dernier a mentionné que les employés concernés ne sont pas nécessairement inquiets pour leur avenir puisque plusieurs d’entre eux sont âgés de plus de 50 ans et cumulent plusieurs années d’ancienneté à leur actif.

Il ajoute que la production de vapeur a diminué au fur et à mesure que des sociétaires ont quitté pour bénéficier d’autres types d’énergie pour le chauffage ou ont adopté des mesures d’économie. La production hivernale de vapeur à l’aide du gaz naturel atteint rarement des pointes de 50 000 livres à l’heure et se situe davantage à 30 000 livres sur une base moyenne annuelle.

Études

Du côté patronal, Michel Maltais, directeur de la centrale, a mentionné que l’avenir des installations devrait être fixé en septembre prochain alors que seront complétées les études de faisabilité.

M. Maltais a mentionné que la société en nom collectif a perdu des sociétaires, au fil des années, puisqu’elle n’alimente plus l’évêché, l’école du Bon-Conseil, la Maison des Augustines et d’autres. Les discussions ont permis de déterminer que trois d’entre eux désirent continuer à être desservis en vapeur, soit le Cégep de Chicoutimi, malgré la venue de la géothermie, l’Hôpital de Chicoutimi et l’UQAC pour le Grand séminaire devenu l’École de physiothérapie. « On regarde pour assurer la pérennité de la centrale avec des équipements de production différents », précise-t-il.

Les besoins en vapeur se situeraient autour de 35 à 40 millions de livres sur une base annuelle comparativement à une capacité de production de 70 millions de livres.

Le scénario étudié vise à remplacer trois ou quatre chaudières en fonction depuis 1952 par des équipements plus petits alimentés par deux sources possibles, soit le gaz naturel et la biomasse.

Il est possible qu’une chaudière au mazout puisse être conservée comme équipement d’appoint en cas de bris.

Les études en cours devraient être terminées en septembre prochain.